L'Anjou Agricole 18 août 2016 � 14h00 | Par L'Anjou Agricole

Légumes : une saison " acceptable " en Anjou

Après le pic de production printanier, la filière connaît une activité modérée avant de reprendre le rythme des commercialisations d’automne.

Abonnez-vous R�agir Imprimer
- © AA

" La saison est correcte ", annonce Michel Masse, président de la section légumes de la FDSEA et maraîcher à Saint-Mathurin-sur-Loire. « Pour l’instant, on a du produit, donc si le marché est bon, on pourrait espérer renflouer les trésoreries ».

Epargnés pour la plupart par les inondations du printemps, les producteurs de légumes de la vallée de l’Authion ne se plaignent pas, d’autant plus qu’ils ne sont pas encore soumis à restriction d’eau. Car l’enjeu chaque été est de faire face à la sécheresse. Irriguer la mâche, « régulièrement mais pas très longtemps » pour couvrir les pics de température, irriguer les légumes anciens en plein grossissement… « Quel que soit le produit, la première contrainte du maraîcher en période estivale est de gérer le climat », rappelle Mickaël Boussault, technicien chez Fleuron d’Anjou.


Activité ralentie
« Du 14 juillet au 20 août, la commercialisation de nos produits bottes est délicate car on est sur des marchés plutôt atones, avec des besoins ponctuels sur une ou 2 journées par semaine des clients - GMS et Min agricoles », explique Pascal Laidet, directeur commercial de l’activité légumes chez Fleuron d’Anjou. Les explications ? Le temps chaud, qui n’incite pas à consommer les légumes bottes, mais aussi les producteurs-vendeurs, avec qui la coopérative entre directement en concurrence, surtout en saison touristique.

Mais 2016 ne déroge pas à la règle : « c’est un été comme on les connaît », résume le directeur. Mis à part pour les échalotes et échalions, dont les calibres sont très petits cette année. Cependant, « lorsque la récolte est moindre, l’offre l’est aussi, donc les prix devraient se tenir », rassure Michel Masse. « Il est encore trop tôt pour annoncer quoi que ce soit », prévient-il. Car c’est la Bretagne, représentant à elle seule 90 % du volume, qui va définir l’état des marchés en septembre.

Légumes anciens
S’il est une production prometteuse, c’est celle des légumes anciens : « on a commencé la production il y a 2 semaines, ça démarre bien », note Michel Masse. Panais, courge, topinambour, navet, rutabaga ont la cote : « les clients en demandent davantage et de plus en plus tôt dans la saison », assure-t-il. Mais l’offre risque de ne pas satisfaire les demandes précoces cette année. Exemple avec les topinambours, dont le cycle est retardé de 15 jours à cause du printemps pluvieux et peu ensoleillé...

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions �mises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se r�serve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et r�glements en vigueur, et decline toute responsabilit� quant aux opinions �mises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

la phrase de la semaine

L’accroissement du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire est une réalité dont nous prenons pleinement la mesure. C’est pourquoi, les agriculteurs, au travers de Solaal, se mobilisent pour répondre aux enjeux de la précarité alimentaire. Solaal Pays de la Loire reste mobilisé plus que jamais pour assurer son rôle de facilitateur du don alimentaire.

explique Jean-Louis Lardeux, président de l’association Solaal Pays de la Loire.

Le chiffre de la semaine
2 000 t
La collecte de pneumatiques usagés, organisée par la FDSEA, a:commencé lundi 11 janvier à Vihiers et aura lieu dans le département jusqu’au 11 mars. Au total plus de 2 000 tonnes seront collectées et valorisées pendant l’opération.