L'Anjou Agricole 16 juin 2015 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Les éleveurs maintiennent la pression

Un mois après les premiers blocages d’abattoirs, les éleveurs du Maine-et-Loire ont de nouveau répondu à l’appel de la FNSEA, des JA et de la FNB.

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«Ce que l’on reproche aux industriels de la viande, c’est de ne pas soutenir l’élevage et d’accepter les conditions de la grande distribution en les répercutant directement sur les éleveurs.» Devant le parterre d’exploitants bloquant l’abattoir Elivia du Lion-d’Angers depuis le dimanche 14 juin, Alain Denieulle, administrateur FNB, rappelle qu’en 2014 «les prix à la consommation sont restés les mêmes alors qu’ils ont fortement diminué à l’achat». « Le rapport Chalmin apporte clairement la preuve que 300 millions d’euros se sont volatilisés de l’élevage vers la transformation et la distribution », précise Mickaël Trichet, président de la section bovine de la FRSEA Pays-de-la-Loire. Espérant maintenir la pression sur le ministre de l’Agriculture avant la table ronde organisée le mercredi 17 juin, près de 200 éleveurs ont répondu à l’appel de la FNSEA, des JA et de la FNB et se sont relayés devant l’abattoir, jour et nuit, comme un mois auparavant. « Les éleveurs ont tous d’autres choses à faire que de manifester, s’ils sont là c’est qu’ils ont des choses à dire et que leur situation économique est extrêmement délicate », martèle Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA qui rappelle qu’il s’agit d’une mobilisation nationale avec 15 sites bloqués dans 9 régions (dans les Pays de la Loire : Le Lion d’Angers, la Roche-sur-Yon et La Chataigneraie en Vendée et Cherré dans la Sarthe).

Ce soir, mardi 16 juin, Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération Nationale Bovine, viendra à la rencontre des adhérents. A la veille de la table ronde nationale, et alors même qu’une réunion de préparation se tenait ce matin au Ministère, il fera un point complet sur les blocages (17 abattoirs ce midi), sur la détermination des éleveurs et sur les pistes possibles de sortie de crise.

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la phrase de la semaine

Comme on aimerait que toutes nos larmes forment une pluie abondante, un orage de colère et de piété, qui, d’un coup, arrêterait l’incendie de Notre Dame !

a twitté Bernard Pivot, journaliste et écrivain, lundi 15 avril à l’annonce du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le chiffre de la semaine
6,5 %
Sur un panier de courses de 100 euros, seulement 6,50 euros reviennent aux agriculteurs (source OFPM)

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