L'Anjou Agricole 25 septembre 2014 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Magazine - Raconte-moi l’abeille

André Blatier accueille régulièrement du public sur sa ferme pour parler de l’abeille et de l’apiculture. Un élevage à visiter si l’on veut en connaître un rayon.

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André Blatier s’adresse autant à aux jeunes enfants qu’aux adultes qui les accompagnent. Tout au long de l’après-midi, il alterne les supports.
André Blatier s’adresse autant à aux jeunes enfants qu’aux adultes qui les accompagnent. Tout au long de l’après-midi, il alterne les supports. - © AA

Visiter la ruche. L’immersion dans le monde des abeilles faisait partie du programme des rendez-vous d’été à la ferme, du réseau Bienvenue à la ferme. Pendant la saison, André Blatier, apiculteur à Faye-d’Anjou, a accueilli des groupes de dix à vingt personnes attirées par l’odeur alléchante de la connaissance, comme par exemple, Marie qui participait fin août à une visite avec son mari et ses deux enfants. “Nous avons vu cette activité sur Kidiklik”, un site Internet qui recense sur la région, les idées de sortie à faire en famille ou pour les enfants et qui a relayé l’offre de Bienvenue à la ferme. “Nous sommes habitués aux visites en tout genre, surtout cet été où nous ne sommes pas partis en vacances”, poursuit la mère de famille. Au moment de regagner l’agglomération angevine, la famille semblait satisfaite : “C’est un sujet que nous connaissons plutôt bien car nous avons un fils de cinq ans, passionné d’insectes de fleurs et par la nature en général. Même si nous avons lu beaucoup de choses sur les insectes, venir ici voir les animaux de près et avoir les explications pratiques d’un professionnel était très appréciable”, analysait-elle à l’issue de la présentation d’André Blatier.

Des reines logées en HLM

Autour de son activité principale de production et de vente directe, l’apiculteur diversifie, en effet, son emploi du temps avec des prestations d’accueil, des interventions contre les hyménoptères dangereux (dont la destruction des nids de frelons asiatiques), de la pollinisation de cultures de semences ou de vergers… “Je suis en relation avec des établissements scolaires. J’ai aussi des ruches sur les toits dans l’agglomération d’Angers, avec LogiOuest ou à Saint-Barthélemy”, autant de partenariats et de relations sociales qui donnent lieu à des échanges, explique André Blatier, estimant que l’apiculture est une activité qui permet une grande variété
d’approches. “Tous les apiculteurs ont en commun la passion de ce métier, mais chacun peut le faire différemment et se construire sa niche économique.”

Un métier de passionné

Dans son propre cas, la vente au détail est toujours restée au cœur de ses objectifs. Désormais, la communication occupe également une place de choix dans l’entreprise. “J’aimais bien les marchés, le contact avec les gens”, et quand l’occasion de proposer des animations autour de son métier s’est présentée, “je me suis dit pourquoi pas… et c’est comme ça que l’activité d’accueil a démarré et qu’elle s’est développée.”

Avec le groupe qu’il accueillait fin août, essentiellement constitué de jeunes enfants, il a surtout expliqué le fonctionnement de l’animal, de la communauté ainsi que
les rôles de l’abeille dans la biosphère.

Tous publics confondus

Le tout en cent vingt minutes réparties entre un exposé illustré, des expériences, des démonstrations et l’observation des abeilles en action, avec un propos emprunt d’humour qui captive l’attention des enfants et des adultes. “Aujourd’hui, nous étions dans un contexte d’activité de vacances. Quand je reçois des écoles, par exemple, le discours est un peu différent. Je l’adapte au public et aux questions. Je peux même proposer aussi des ateliers de fabrication de bonbons au miel”, précise-t-il. Mais dans tous les cas, la ruche et le métier restent support de l’animation. Cette dernière ouvre une porte évidente sur la sensibilisation à l’environnement. “Je travaille aussi avec des particuliers qui veulent avoir des ruches chez eux.” Là encore, c’est “un moyen pour eux, d’avoir un lien avec la nature.” Un lien que l’apiculteur propose, convaincu de son importance pour “l’équilibre humain.”


RONAN LOMBARD

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Comme on aimerait que toutes nos larmes forment une pluie abondante, un orage de colère et de piété, qui, d’un coup, arrêterait l’incendie de Notre Dame !

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Sur un panier de courses de 100 euros, seulement 6,50 euros reviennent aux agriculteurs (source OFPM)

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