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Michel Brossier : “Renouer le lien entre agriculteur et consommateur”

Michel Brossier, 56 ans, brigue un 3ème mandat à la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire. Initiateur du Réseau local Anjou, l’éleveur de Saint-Hilaire-du-Bois (commune nouvelle de Lys-Haut-Layon) est aussi président de l’antenne locale Layon-Saumurois.

Michel Brossier.
Michel Brossier.
© AA

Produire mais aussi vendre et, plus largement, participer à l’économie de son territoire. Installé en 1990, Michel Brossier a trouvé essentiel de « donner du sens » à son travail d’éleveur. Il a été à l’origine de l’association des éleveurs du bocage choletais, qui commercialisent en filière courte. « Mais en restauration collective, je faisais le constat
affligeant que ce qui était consommé ici n’était pas produit localement ». Convaincu de l’importance économique de cette filière longue, il s’est fortement investi, dès son premier mandat d’élu Chambre  (2007-2013), dans l’élaboration du Réseau local Anjou. La démarche était portée à fois par la Chambre d’agriculture, l’Association des maires et le Conseil départemental. Elle a fait des émules, puisque 4 autres réseaux locaux sont nés depuis en Pays-de-la-Loire.

Méthanisation collective

Eleveur en individuel mais pas individualiste, Michel Brossier a toujours pris part au jeu collectif, que ce soit au sein de la Cuma, du groupement Ter’élevage, de la section bovine de la FDSEA, de la commission viande de la Chambre d’agriculture, ou encore de
la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou.
Réélu à la Chambre en 2013, son action s’est renforcée sur la partie Réseau local.
Durant ce mandat, l’élu a pris  la présidence de l’antenne du Layon Saumurois. Depuis plusieurs années, l’agriculteur s’est également investi dans le comité de pilotage départemental de l’énergie et dans le projet de l’unité de  méthanisation collective de
Vihiers. Aujourd’hui, comme sa viande garnit les assiettes des cantines, le fumier de ses bovins contribue à chauffer des habitations du Vihiersois.
S.H.

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