L'Anjou Agricole 20 août 2020 à 11h00 | Par AA

Montrer la réalité d’un élevage porcin

Olivier Becht, député du Haut-Rhin et président du groupe Agir Ensemble à l’Assemblée, s’est rendu sur l’exploitation porcine de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, mercredi 19 août à Bouillé-Ménard. La rencontre a principalement porté sur l’agribashing.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Devant le dernier bâtiment d’élevage construit. De gauche à droite : Thierry Lambert ; Emmanuel Lachaize, président de la FDSEA ; Christiane Lambert ; Olivier Becht, député du Haut-Rhin ; Emmanuel Capus, sénateur de Maine-et-Loire ; Clément Traineau, secrétaire général JA49 ; François Beaupère, président de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.
Devant le dernier bâtiment d’élevage construit. De gauche à droite : Thierry Lambert ; Emmanuel Lachaize, président de la FDSEA ; Christiane Lambert ; Olivier Becht, député du Haut-Rhin ; Emmanuel Capus, sénateur de Maine-et-Loire ; Clément Traineau, secrétaire général JA49 ; François Beaupère, président de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire. - © AA

C’est la déclaration d’un député du Finistère, qui a été l’élément déclencheur de cette visite. Lorsque Jean-Charles Larsonneur, député du groupe Agir Ensemble, a comparé l’élevage porcin à  un « holocauste quotidien », mi-juillet sur Facebook, les éleveurs de la FDSEA et JA ont immédiatement condamné ces propos. Le député de Brest soutient aussi le projet de Référendum d’initiative partagée (RIP) “pour les animaux”  lancé par le journaliste Hugo Clément et des chefs d’entreprises français. Dans ce contexte, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a contacté Olivier Becht, le leader du groupe Agir Ensemble à l’Assemblée, qui s’est montré prêt à dialoguer et curieux d’en savoir plus sur les modes d’élevage. Il s’est rendu sur son exploitation de Bouillé-Ménard, mardi matin. « Les propos de M. Larsonneur ont blessé les éleveurs », a déclaré Christiane Lambert, qui a accompagné l’élu dans tous ses bâtiments. Le dernier investissement, un bâtiment post-sevrage/engraissement, a largement amélioré les conditions d’élevage des animaux et le confort de travail des éleveurs et salariés. Les exploitants ont mis aussi en avant le lien au sol : aliment fermier fabriqué à la ferme, amendements organiques produits par l’élevage, porc sur paille...
La visite a permis d’aborder la question des intrusions dans les élevages, dont plusieurs exploitations angevines ont été victimes récemment. Le sentiment d’impunité domine, et les agriculteurs souhaitent faire évoluer la loi  :  «  si les auteurs de ces actes ne sont pas sanctionnés, on risque d’arriver sur un drame », craint Emmanuel Lachaize, président de la FDSEA. Olivier Becht s’est dit conscient de l’urgence de faire « respecter la propriété privée ». A plus long terme, l’élu compte aussi sur « l’éducation et la pédagogie » pour mettre fin aux comportement délictueux. Seront-elles suffisantes face à la force de frappe des réseaux sociaux ?
S.H.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Je respecte le processus démocratique, mais je pense profondément que ce n’est pas le bon véhicule

Interrogé au Space, sur le Référendum d’initiative partagée pour les animaux, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a répondu qu’il ne s’agissait pas du “bon vehicule” politique

Le chiffre de la semaine
14 746
Chasseurs dans le Maine-et-Loire.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui