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Ne pas négliger la place de l’éleveur dans la relation commerciale

La Fédération nationale bovine souhaite mettre en place de nouvelle relation commerciale tripartite avec l’éleveur, la transformation et la distribution.

Thierry Bernier, administrateur FNB, Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB, Mickaël Trichet, président de la section bovine de la FRSEA Pays-de-la-Loire et Jean-Pierre Fleury, président de la FNB
Thierry Bernier, administrateur FNB, Pierre Vaugarny, secrétaire général de la FNB, Mickaël Trichet, président de la section bovine de la FRSEA Pays-de-la-Loire et Jean-Pierre Fleury, président de la FNB
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Établir de nouvelle relation commerciale où le prix au producteur ne soit plus un sujet tabou. C’est l’ambition de la FNB (Fédération nationale bovine). « Nous voulons repositionner le troupeau allaitant dans le marché intérieur pour atteindre le cœur de gamme », explique Jean-Pierre Fleury, président de la FNB, lors d’une conférence de presse à Angers, mardi 15 décembre. Pas d’IGP, ni d’AOC « qui restent des marchés de niches », mais juste une segmentation du marché pour une valorisation du troupeau de bovins viande français. Avec à la clé une revalorisation du prix. La FNB imagine une contractualisation tripartite où la place serait redonnée à l’éleveur dans les négociations.

Crise structurelle de l’élevage
« Malgré les négociations du mois de juin, les actions syndicales, le cours des vaches à viande est inférieur aujourd’hui à ce qu’il était en juin », constatent les responsables professionnels. « Le plan d’urgence ne donne qu’une légère bouffée d’air aux éleveurs mais il ne résout pas la crise structurelle de l’élevage. »
D’après le syndicat, depuis 15 ans, le prix de la viande bovine à la consommation a augmenté de 62 %, les coûts de production, de 58 %. Alors que le prix payé aux producteurs n’a été revalorisé que de 15 %. « Le doute s’est installé dans les campagnes. Les éleveurs ne gagnent que 0,7 Smic par mois. Ce n’est plus possible. » Loin d’être fataliste, Pierre Vaugarny, le secrétaire général de la FNB pense qu’ « il est possible de faire autrement.»  « Cette segmentation ne doit pas se faire à travers une marque d’entreprise », explique le président de la FNB faisant allusion à la stratégie de Bigard.

Plus d'infos dans L'Anjou agricole du 18 décembre 2015.

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