L'Anjou Agricole 14 février 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Négociations commerciales : jusqu'à 8% de baisse demandées aux industriels

La grande distribution demande des baisses de tarifs comprises entre 2% et 8% aux industriels de l'alimentation dans le cadre des négociations annuelles, a affirmé le 13 février Jean-Philippe Girard, président de l'Association des industries alimentaires (Ania).

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Jean-Philippe Girard, président de l'ANIA.
Jean-Philippe Girard, président de l'ANIA. - © Actuagri

« Les baisses sont de -2 à -8%, c'est incroyable !», s'est exclamé sur France Info le patron de l'Ania, qui a jugé que « vu la situation », notamment de l'agriculture française, « c'est inquiétant ». « On voit le lait qui a progressé de 30%, les oranges qui ont progressé de 50% et en face des acheteurs qui disent : écoutez, nous, c'est pas notre problème, on veut le même prix que l'an passé », a déploré M. Girard, qui craint que ça ne « met(te) en danger nos entreprises ». Le responsable de l'Ania a également dénoncé « l''inflation des (demandes de) promotions, c'est à dire des produits supplémentaires pour animer les rayons pendant toute l'année ». Les négociations, qui doivent aboutir à un accord pendant le salon de l'agriculture, sont cette année encore « très tendues », selon Jean-Philippe Girard. « Je suis à la tête de l'Ania depuis 3 ans et demi et c'est à peu près à chaque fois la même chose (...) chaque année, on vient et on perd des marges », a-t-il ajouté.

 

Les JA demandent aux distributeurs et industriels « de prendre leur responsabilité »
Les Jeunes agriculteurs interpellaient les industriels et les distributeurs, dans un communiqué du 9 février, pour que la hausse des cours du lait soit répercutée au producteur durant les négociations commerciales entre les deux maillons de la filière. « Transformateurs, distributeurs, cessez vos querelles et prenez vos responsabilités ! » ou encore « Distributeurs et industriels, cessez de vous renvoyer la balle ! » peut-on lire dans le communiqué.  « Les industriels doivent indiquer lors des négociations avec leurs distributeurs, les prix payés à la production, dans l'esprit de la loi Sapin 2 ». Le syndicat conclut : « si le 28 février prochain nous constatons des prix de vente identiques à 2016, nous saurons, nous, prendre nos responsabilités ».

 

 

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Les négociations commerciales en cours doivent aboutir à un niveau de valorisation des coûts qui prend en compte la hausse des charges de production pour les éleveurs caprins

demande Coop de France dans un communiqué de presse du 16 janvier.

Le chiffre de la semaine
989
En Pays-de-la-Loire, on recense 989 entreprises de travaux agricoles, dont 573 employeuses de main d'œuvre. Cela représente près de 6 000 actifs (2 400 ETP).

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