L'Anjou Agricole 27 février 2018 à 09h00 | Par L'Anjou Agricole

Négociations commerciales: lâchers de pigeons chez des distributeurs

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © FDSEA 49

« Il va y avoir du spectacle » avait annoncé Matthieu Herguais, président de Jeunes agriculteurs (JA) Pays-de-la-Loire, le 26 février, à quelques heures d’une action commune avec les JA et la FDSEA de Bretagne et des Pays-de-la-Loire. En effet, une cinquantaine d’agriculteurs ont lâché plusieurs dizaines de pigeons au siège social de Leclerc et dans l’un des centres décisionnels du groupe Carrefour en Ile-de-France. L’objectif était de dénoncer « la pression des acteurs de la distribution sur les industriels », a expliqué Matthieu Herguais qui a reconnu des « discussions beaucoup plus compliquées avec Carrefour » qu’avec Leclerc. En effet, chez ce dernier, une délégation d’agriculteurs a été reçue, avec à la clef des « contacts pour établir des contrats tri-partites », selon le JA. Au vu de l’accueil du groupe Carrefour, la délégation a fait le choix de terminer son action dans « l’un des plus grands Carrefour de France » avec une opération « domino » à l’aide de caddies, un lâché d’une trentaine de pigeons dans le magasin et la vérification de l’origine des produits dans les rayons. En cette période de fin de négociations commerciales, les syndicalistes réclament une hausse de tarifs de la part des distributeurs auprès des industriels de l'agro-alimentaire afin de voir une augmentation des tarifs auprès des producteurs.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre le prix de revient moyen calculé par l’interprofession (396 euros/1 000 litres toutes primes confondues). À condition que ces 5 % soient identifi és en toute transparencedans les négociations commerciales. »

a réagi la FNPL suite à la déclaration du président du groupe Intermarché qui s’est engagé à « accepter des hausses de prix », réclamées par les industriels aux GMS

Le chiffre de la semaine
17 %
ENVIRON 200 VOLS ET INFRACTIONS ONT TOUCHÉ LES EXPLOITATIONS AGRICOLES, SOIT UNE BAISSE DE 17 % PAR RAPPORT À 2017.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui