L'Anjou Agricole 15 octobre 2020 à 11h00 | Par AA

Pallier le manque de fourrage avec des protéines

A Valanjou, Michaël Benoist a décidé d’implanter un méteil protéagineux. échaudé par les dernières années difficiles pour le maïs ensilage, il diversifie son apport en fourrage.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AA

Sur son exploitation située à Valanjou, Michaël Benoist n’a pas eu, cette année, de bons rendements en maïs ensilage. Comme en 2018. Alors, l’agriculteur a décidé de faire 3,5 ha de méteil protéagineux, pour nourrir son troupeau de limousines.


Au moins 10 tMS/ha ?
Un choix logique pour cet agriculteur, installé en 2000, qui s’initie aux techniques culturales simplifiées. « Le méteil, cela me permet de diversifier ma ressource fourragère à moindre coût, estime-t-il. Cela vient en complément de l’ensilage de maïs et de l’ensilage d’herbe ». Semé lundi dernier avec un semoir Sulky de la Cuma de la Planche Neau, les semences sont fermières. Derrière le tabac, ce méteil de féverole, triticale et pois devrait apporter une sécurité supplémentaire pour l’élevage en cas de sécheresse. Avec 60 kg/ha de triticale et  60 kg/ha de féverole/pois, la stratégie est à l’étouffement. « En semant dense, et avant la pluie, on a plus de chances que ça réussisse », analyse Michaël Benoist. Ce dernier espère en tirer au moins 10 tMS/ha. Derrière la récolte en juin, un moha devrait être implanté. Et les reliquats azotés laissés par le méteil ne déplairont sûrement pas à l’éleveur.


Diversifier pour assurer son approvisionnement
« Le but, c’est d’ensiler au bon stade, de manière à maximiser la valeur. Mais c’est la première année que je réalise ce méteil », confie-t-il. Une idée qui a germé dans son esprit en se renseignant sur l’agriculture de conservation des sols. « J’avais vu qu’on pouvait associer aisément du triticale et des légumineuses, et qu’en cas de résultats satisfaisants, la valorisation en ensilage était possible. J’ai donc essayé en direct cette année, on verra ce que ça donne ! », narre le valanjevin. La diversification est le maître-mot dans cette exploitation. Si l’éleveur dispose de l’irrigation, l’eau est conservée pour le tabac, culture à haute valeur ajoutée. « Le maïs, c’est compliqué en année sèche sans eau. Plutôt que de persister et d’engager de grosses sommes, mieux vaut diversifier à moindre coût », résumé Michaël Benoist. Le soir de son semis, une pluie fine s’est abattue sur son méteil. 7 mm, de bon augure pour la suite.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Le groupe Cooperl peut compter sur l’engagement du ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance pour assurer la pérennité des activités et de l’emploi

signifie Bercy dans un communiqué du 21 octobre.

Le chiffre de la semaine
2 000
D’ici 2023, le nombre de départs d’exploitant s’élèvera à 2 000 par an en Pays de la Loire.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui