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Partager son expérience

Mardi 6 octobre, la Chambre d’agriculture organisait une matinée au Gaec de la Deniserie, à Faveraye-Mâchelles, autour de l’importance du collectif pour rester optimiste en élevage laitier.

Thierry Barré est en Gaec avec son épouse sur une centaine d’hectares.
Thierry Barré est en Gaec avec son épouse sur une centaine d’hectares.
© AA

Au Gaec de la Deniserie, faire partie d’un groupe d’échanges est immuable. « C’est une habitude prise avec mes parents, et cela m’apporte toujours », témoigne Thierry Barré, installé depuis 1989 sur cette exploitation laitière de Faveraye-Mâchelles. Cet éleveur, qui possède également un bâtiment volaille de 2 200 m2, fait également partie du groupe de méthanisation Méthalys, et d’une Cuma. « Le collectif, cela permet de garder un dynamisme sur son exploitation, de ne pas se sentir isolé, de rester optimiste ! », détaille celui qui accueillait la matinée d’échanges. « Lorsque les agriculteurs viennent au groupe lait, ils viennent sans tabous. On compare les données économiques, les situations, et cela permet à chacun de situer ses points d’amélioration », confie Vianney Thin, conseiller à la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire.


Servir d’exemple pour les autres agriculteurs
L’utilité du groupe, Thierry Barré a pu l’expérimenter en servant d’exemple en 2018. Victime de la néosporose, une maladie transmise par les canidés, l’éleveur a vu sa production chuter de 120 000 litres. La néosporose bovine est une maladie parasitaire due à un type de coccidie. Elle se traduit par des avortements chez les vaches et les génisses, généralement entre cinq et sept mois de gestation mais parfois également dès le 3ème mois. La transmission de la mère au veau pendant la gestation peut aussi se faire sans aucun symptôme, mais dans ce cas les mères donnent naissance dans 90 % des cas à un veau séropositif. Ce sont ces velles gardées dans l’élevage qui sont responsables d’une transmission invisible de la maladie. Une femelle séropositive aura quatre fois plus de risque d’avorter qu’une femelle saine, et elle est porteuse à vie du parasite. « Avoir un tel problème sanitaire, ce n’est pas évident. Avoir le groupe, cela permet d’en parler, de se rendre compte qu’on n’est pas forcément le seul », détaille Vianney Thin. Et de servir d’exemple. En effet, Thierry Barré a pu partager son expérience, et notamment les répercussions économiques, avec un prix de revient au 1 000 litres qui a augmenté de 70 centimes environ. Aujourd’hui en partie tiré d’affaire, il sait que son retour d’expérience pourra éviter à d’autres éleveurs de réitérer d’éventuelles erreurs. « Ces échanges permettent de se donner des petits tuyaux, de se conforter dans nos idées » conclut Thierry Barré.

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