L'Anjou Agricole 26 août 2019 à 16h00 | Par AA

Passion jersiaise

Après avoir trait le lait des jersiaises du Gaec du Pâtis Candé (Maine-et-Loire) pendant 2 ans, Audrey Ferrard en a fait la matière première des produits laitiers de sa marque Jers’aime. Reportage.

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Audrey Ferrard, du Gaec du Pâtis Candé à Saint-Georges-sur-Loire (49).
Audrey Ferrard, du Gaec du Pâtis Candé à Saint-Georges-sur-Loire (49). - © AA

En octobre 2018, Audrey Ferrard, associée du Gaec du Pâtis Candé, à Saint-Georges-sur-Loire, s’est lancée dans la transformation du lait de ses propres jersiaises. Sous forme de yaourts nature, aromatisés ou brassés à la confiture, et donc de crème fraîche. Les produits sont commercialisés dans les rayons frais des  Super U de Chalonnes et Saint-Georges, sur le marché de Saint-Georges le vendredi soir, et entrent dans les préparations d’un crêpier et d’un chocolatier locaux. « En attendant l’ouverture d’un magasin de producteurs dans notre commune, en septembre », annonce l’agricultrice.

Un élevage membre de Bleu blanc coeur

Jers’aime, la marque choisie par Audrey Ferrard pour sa gamme de produits, correspond à une réalité. La jeune femme connaît très bien les 140 vaches laitières et 120 génisses du Pâtis Candé, élevage membre de l’association Bleu Blanc Cœur. Lorsque son mari Sébastien rejoint  Jean-Laurent Jubin à la tête du Gaec, en 2013, la ferme n’est pas encore équipée d’un robot pour la traite. Audrey se voit confier la tâche. « C’est ce qui a déclenché ma passion pour les jersiaises », avoue-t-elle.

Une étuve pour 160 yaourts

Dans son propre labo, Audrey Ferrard travaille avec un pasteurisateur de 30 l et une étuve pour 160 yaourts. A l’aide d’un pichet de 3 l, elle remplit à la main les pots de 100 et 125 g. La crème fraîche aussi est brassée manuellement. « En tout, je produis aux alentours de 200 l/semaine, mais avec le magasin de producteurs qui va s’ouvrir, je compte bien augmenter les quantités », anticipe la jeune femme.
Montant de l’investissement initial dans l’atelier : 50 000 €. « Je suis en train de remplir les papiers pour recevoir des subventions de la Région et de l’Union européenne. ». Au total, 15 000 € supplémentaires sont attendus.

Un lait "à la mode"

Jean-Laurent et Florence Jubin, qui sont à un an de la retraite, poussent Audrey et
Sébastien à aller de l’avant dans l’activité de transformation. « Le lait de jersiaise est à la mode ; moi, en tout cas, je suis optimiste », conclut la productrice.


Vincent Faure

- © AA

Le 3ème national jersiais sur Festi’élevage

A l’instar des précédents, le 3ème concours national jersiais - en 10 ans - aura lieu sur Festi’élevage les 7 et 8 septembre. « L’effectif de jersiaises a fortement augmenté en France, de 5 829 à 10 000 entre 2015 et 2019. C’est ce qui nous a motivés pour organiser cette nouvelle édition », annonce Pierre-Yves Léger, installé à Vezins (49), président du syndicat départemental de race et trésorier de l’OS Jersiaise France.  Un quart de ces animaux sont élevés en Maine-et-Loire, dans 80 exploitations.

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