L'Anjou Agricole 05 mars 2018 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Pierre Moscovici : « Nous ne braderons pas les intérêts de l’agriculture française »

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- © Etienne Ansotte/CE

Venu au Salon de l’agriculture pour « écouter et rencontrer » les agriculteurs vendredi 2 mars, le Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires a cherché à calmer les craintes de la filière bovine, opposée à la perspective d’un accord de libre-échange avec le Mercosur. « Il est hors de question qu’un accord avec le Mercosur déstabilise la filière agricole française », a-t-il déclaré, jugeant que la politique commerciale européenne dans son ensemble est « favorable à la filière bovine », que ce soit à travers les exemptions de droits de douanes au Canada ou au Vietnam. « Il s’agira toujours d’une ouverture maitrisée et contrôlée sur la base d’un volume défini à l’avance », a-t-il promis, rappelant que les volumes de bœufs actuellement en discussion sont « très inférieurs à ceux qui étaient sur la table en 2004 ».

Concernant les rumeurs sur de possibles baisses du budget de la future Pac, il a réaffirmé sa « conviction que la Pac va rester une politique centrale de l’Union ». « Il faut un montant du budget européen qui soit adapté si nous voulons garder le niveau de nos ambitions », a-t-il précisé, jugeant qu’une participation de 1,1% du PIB par État membre comme il le demande, est « un minimum pour concevoir des politiques nouvelles ».

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la phrase de la semaine

On ne couvre pas la réalité des coûts de production lorsque sont intégrés le coût réel du travail (2 Smic par UTH) et le coût du capital

constate Philippe Chalmin, président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) lors de la présentation du nouveau rapport le 19 juin.

Le chiffre de la semaine
32 930
rongeurs aquatiques envahissants (ragondins et rats musqués) ont été piégés en 2017 par les bénévoles des Gdon et par l’Association des piégeurs de Maine-et-Loire.

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