Le prix du porc sur l’année 2011 est en augmentation de 14 % par rapport à 2010. Cependant, sur cette même période, le cours des céréales n’a cessé de croître engendrant une hausse du coût de production de 20 % et donc une perte de 5 à 7 cts d’€/kg de porc pour l’éleveur.
Il devient donc urgent de réfléchir à un nouveau système de fixation du prix du porc payé à l’éleveur en intégrant le coût matières premières, d’autant que le marché des céréales devrait se maintenir aux niveaux actuels. “Il n’est plus possible de déterminer le prix du porc seulement sur les notions d’offre et de demande. L’éleveur doit être à nouveau acteur dans la fixation du prix de vente de ses porcs en y intégrant son coût de production”, explique Gérard Bourcier, président de la section porcine de la FRSEA Pays de la Loire.
Pour encourager une prise en compte du prix de revient dans le prix payé au producteur, une campagne de promotion sur le VPF doit être initiée. En amenant le consommateur à acheter des produits porcins issus de porcs nés, élevés, abattus et transformés en France, les maillons de l’abattage et de la transformation réorienteront leurs approvisionnements vers plus de porcs français. “En impulsant cette dynamique, on inversera les rôles actuels ; c'est-à-dire que les éleveurs retrouveront une force de proposition et de négociation. Pour atteindre ce résultat, il est nécessaire que chacun se sente concerné et participe aux actions VPF qui vont être initiées dans les semaines à venir”, prévient Gérard Bourcier.
Le destin de la production porcine française passera par les éleveurs et leur détermination à reprendre le pouvoir au sein des maillons de la filière.
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