L'Anjou Agricole 13 fvrier 2020 16h00 | Par AA

Pour ces entreprises horticoles, le Brexit n'est pas un obstacle au commerce

Ces entreprises locales ont des liens commerciaux avec le Royaume Uni. Comment envisagent-elles le Brexit ?

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Brexit ou pas, le Royaume Uni a besoin de lEurope comme fournisseur vgtal. Et cela mme sil y a une tendance au "Buy English", estime lAnglais Mark Hodson, qui a repris avec son pouse en 2010 lentreprise familiale de son beau-pre Pierre Turc, Maz. Lentreprise, Turcieflor, obtenteur et producteur spcialiste des alstroemres et des agapanthes, ralise prs de 10 % de son chiffre daffaires au Royaume-Uni.

Le professionnel revient du salon mondial de lhorticulture et de la ppinire, IPM Essen, en Allemagne : nous avons rencontr beaucoup dentreprises britanniques, avec des discussions trs positives. Cest "Business as usual", relate-t-il. Il y a eu beaucoup de peurs au dbut, il y a 3 ans, propos du Brexit... Aujourdhui, on sait que cest surtout le cot du transport et le cot des dmarches administratives qui risquent daffecter le prix auquel les Britanniques vont acheter nos produits , rsume Mark Hodson.


Mme sil dsapprouve le Brexit titre personnel, il nest pas inquiet : cest fait. Maintenant il sagit de trouver les entreprises avec qui travailler. Le Brexit nest pas la seule contrainte pour nos entreprises, nous avons aussi grer le passeport phytosanitaire.... Il suggre que les professionnels ligriens sentendent pour prsenter une offre globale de vgtaux et compenser ainsi laugmentation des cots du transport.


A Montjean-sur-Loire, lentreprise Chauvin Hortensia, productrice de jeunes plants et plantes en vert, ralise 90 % de son chiffre daffaires lexport, dont 8 % au Royaume Uni. Un camion part tous les 15 jours ou 3 semaines outre-Manche. Comme nous y envoyons des des plantes sans feuilles, nous sommes peu concerns par le passeport phytosanitaire, remarque Lionel Chauvin, qui pour lheure ne voit pas dimpact ngatif li au Brexit : la plus grosse incertitude, ce sera celle de la taxation .


Le professionnel nest pas inquiet : notre force, cest de ne pas faire du produit fini. Nos vgtaux grandissent 10 12 semaines en serres en Grande Bretagne. Ce qui permet aux Britanniques de se prvaloir quand mme dun produit en partie local... . Les Britanniques, souligne-t-il, sont prts continuer payer le savoir-faire des horticulteurs franais. Notre climat nous permet davoir une qualit assez rgulire, on a une rputation de qualit .


Pour cette anne, il ne devrait pas y voir dimpact concret du Brexit, puisque les changements administratifs devraient intervenir en fin 2020. Pour Chauvin Hortensia, qui exporte en Russie, au Liban, en Isral, la complexit des marchs nest pas un problme et le Brexit ne reprsente pas un obstacle majeur.
S.H.

Lionel Chauveau, de lentreprise Chauvin Hortensia (Montjean-sur-Loire). 8 % de son chiffre daffaires est réalisé au Royaume Uni.
Lionel Chauveau, de lentreprise Chauvin Hortensia (Montjean-sur-Loire). 8 % de son chiffre daffaires est ralis au Royaume Uni. - © AA

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