L'Anjou Agricole 12 octobre 2020 à 10h00 | Par AA

Quand un échange parcellaire change la vie

à Saint-Rémy-en-Mauges, trois exploitations ont réalisé un échange parcellaire en 2018. Bon pour le portefeuille et pour l’environnement, ce procédé a grandement facilité la vie des agriculteurs concernés.

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Cette parcelle de colza est exploitée par le Gaec Guéry. Auparavant, elle était séparée en deux et était exploitée par l’EARL Petiteau et le Gaec de la Trezenne.
Cette parcelle de colza est exploitée par le Gaec Guéry. Auparavant, elle était séparée en deux et était exploitée par l’EARL Petiteau et le Gaec de la Trezenne. - © AA

Trois exploitations, une vingtaine d’hectares et des préoccupations en moins. Voici qui résume l’échange parcellaire réalisé par le Gaec Guéry, le Gaec de la Trezenne et l’EARL Petiteau, à Saint-Rémy-en-Mauges.


Un échange de parcelles en 2018
Les trois sites d’exploitation sont situés à La Basinière, presque côte à  côte. « On passait plusieurs fois par jour les uns chez les autres, ce n’est pas forcément l’idéal pour travailler. Sans parler de certains risques sanitaires », témoigne Arnaud Vincent, du Gaec de la Trezenne. Cette exploitation de deux frères s’étend sur 230 ha, pour 1 100 000 litres de lait produits. à laquelle s’ajoute un atelier d’engraissement de bovin. Le Gaec Guéry, pour sa part, dispose de 90 ha, dont 40 en prairie. Y sont élevés des chevaux de traits et des bovins allaitants. En plus, la ferme a a un atelier de gavage de volailles. Les productions de l’EARL Petiteau sont le lait et la volaille. Au niveau du lieu-dit La Basinière, les parcelles étaient très morcelées, avec notamment certaines terres complètement enclavées. « Parmi ces champs, beaucoup ne sont pas cultivables, ce sont des côteaux. La gestion du pâturage était compliquée au printemps, que ce soit pour déplacer les animaux et même pour les surveiller », témoigne Arnaud Vincent. « Depuis qu’on a réalisé l’échange, on n’a plus besoin de la bétaillère, les prairies sont tout près. On gagne du temps et de l’argent », abonde Mickaël Guéry. Dorénavant, les prairies sont d’un même tenant, et plus besoin de passer chez le voisin pour se rendre sur son exploitation. à l’origine de cet échange, qui s’est concrétisé en 2018, une réunion initiée par la Chambre d’agriculture régionale.


Gain de temps et d’argent
5 réunions plus tard, les 3 parties étaient tombés sur un accord. Le Gaec de la Trezenne modifie son parcellaire de 14 ha, l’EARL Petiteau de 6 ha et le Gaec Guéry de 18 ha. Grâce à une convention d’échange de parcelle, l’échange s’est fait relativement simplement. « Le plus dur, c’était d’échanger des terres de valeurs similaires », témoigne Mickaël Guéry. « Mais une fois qu’on se met autour d’une table, qu’on comprend les contraintes de chacun et qu’on y met de la bonne volonté, on arrive facilement à un résultat », poursuit Arnaud Vincent. Une fois le plan établi, il a fallu contacter tous les propriétaires pour obtenir leur accord, étape indispensable. Et depuis, tout le monde est satisfait. « On ne se rend pas forcément compte, mais l’échange, ça a complètement changé notre travail », se réjouit Arnaud Vincent. Et pour cause, lorsque les génisses sont au pâturage, c’est près de 2 heures par jour que l’éleveur gagne par rapport à la situation initiale. Un gain de temps, d’argent et une bonne nouvelle pour l’environnement, les déplacements ayant été réduits. En somme, une simple réorganisation parcellaire permet une modification salvatrice de l’organisation du travail. Un procédé qui a plu, puisque le Gaec de la Trezenne cherche à réaliser un autre échange parcellaire, sur leur deuxième site d’exploitation.

- © CAPDL
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2 000
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