L'Anjou Agricole 12 mars 2015 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Quinze installations grâce au travail de la Safer

La Safer Maine-Océan travaille à la préservation du foncier.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La Safer Maine-Océan service Maine-et-Loire a organisé un forum foncier le 4 mars à la maison de l’agriculture d’Angers
La Safer Maine-Océan service Maine-et-Loire a organisé un forum foncier le 4 mars à la maison de l’agriculture d’Angers - © AA

« Dans le Maine-et-Loire, le prix du foncier est à la hausse, en 2014 », constate Gabriel Amiaud, directeur départemental de la Safer Maine-Océan section Maine-et-Loire lors du forum du foncier, mercredi 4 mars à Angers. La moyenne ? 3 000 euros par hectare. Une tendance haussière tant au niveau départemental que national. La région où le prix est le plus à la hausse ? Le Segréen qui subit l’influence des prix de la Mayenne bien plus élevés que ceux du Maine-et-Loire. Les Mauges bénéficient de prix moins élevés que le reste du département. Allant de 1 900 à 2 900 euros. « D’une manière générale, le prix du foncier est moins cher en France que dans les autres pays. Et les nouvelles contraintes environnementales incitent les agriculteurs à augmenter leurs surfaces », explique Rémy Silve, directeur général de la Safer Maine-Océan. Deux raisons qui génèrent une pression forte sur le foncier. « En plus, les terres des Pays-de-la-Loire sont très attractives pour les agriculteurs des autres régions voisines. »

Dans cette hausse, la Safer joue un rôle de régulateur de marché. « Si elle estime le prix du bien exagéré par rapport au prix du marché, elle peut exercer son droit de préemption avec révision de prix, explique le président de la Safer Maine-Océan Daniel Boittin. Souvent quand nous avons recours à cette procédure, le vendeur retire le bien de la vente, malheureusement. »

En 2014, dans le Maine-et-Loire, la Safer a acquis 1 092 hectares pour 9,4 millions d’euros. Ce qui correspond à 148 actes. Elle a rétrocédé 1 139 hectares pour 11,9 millions d’euros. Parmi les rétrocessions, près de la moitié a favorisé une installation, soit 553 hectares. 232 hectares (20 % des rétrocession) ont servi à des consolidations et 20 % à des maintiens de fermiers (soit 229 hectares). Des rétrocessions qui correspondent aux objectifs fixés par la Safer. Comme celui du renouvellement des générations. « En 2014, la Safer a permis l’installations de 15 jeunes : 10 avec les aides publiques et 5 sans les aides », précise l’un des conseillers de la Safer.

H.R.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Comme on aimerait que toutes nos larmes forment une pluie abondante, un orage de colère et de piété, qui, d’un coup, arrêterait l’incendie de Notre Dame !

a twitté Bernard Pivot, journaliste et écrivain, lundi 15 avril à l’annonce du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le chiffre de la semaine
6,5 %
Sur un panier de courses de 100 euros, seulement 6,50 euros reviennent aux agriculteurs (source OFPM)

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui