L'Anjou Agricole 19 mars 2020 à 14h00 | Par AA

Récemment installé, déjà récompensé

Valentin Gourdon est récemment installé avec son père à Saint-Quentin-en-Mauges, au sein du Gaec Loval. Lors du dernier Salon de l’agriculture, ils ont remporté le premier prix de championnat avec le taureau Layon.

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Valentin Gourdon et son père, lors du Salon international de l'agriculture.
Valentin Gourdon et son père, lors du Salon international de l'agriculture. - © AA

« L’exploitation a été créée par mon grand-père, reprise par mon père. C’était très important pour moi de prendre la suite », témoigne Valentin Gourdon, éleveur à Saint-Quentin-en-Mauges. Il s’est installé avec son père en novembre 2017, à la suite d’un BTS Acse à la MFR de Beaupréau. Avant, l’exploitation faisait 120 ha, 60 vêlages et de l’engraissement de taurillons. Avec l’arrivée de Valentin Gourdon, 30 ha supplémentaires ont été ajoutés, permettant d’atteindre l’autonomie en paille et en aliment, hors concentrés, qui sont achetés à Pelé et Antier.

Un bâtiment volaille pour s’installer
Nouveauté sur l’exploitation, le bâtiment volaille de 1 700 m2, en contrat avec Sanders. « J’en suis à mon 12ème lot depuis l’installation en août 2018. Pour l’instant ça se passe bien », détaille Valentin Gourdon. Au départ, le jeune homme souhaitait s’installer uniquement en vache allaitante, mais cela n’était pas envisageable pour se dégager un revenu suffisant. Le choix dans son projet d’installation s’est donc tourné vers la construction d’un bâtiment volaille. Les avantages ? Peu d’emprise au sol, des connaissances préalable de sa part et un bâtiment sur le siège d’exploitation. Un atout non négligeable, car l’exploitation, le Gaec Loval, est très morcelée. Avec des ilôts à 25 km, 12 km et 8 km, « au printemps il faut qu’il y en ait un de nous deux qui soit tout le temps aux champs », déplore l’éleveur. Mais aujourd’hui, il assure apprécier autant s’occuper des volailles que des vaches, des parthenaises.

Un second bâtiment volaille ?
L’installation pour Valentin Gourdon a été simple, et le travail avec son père se passe bien. « On n’est pas toujours d’accord, mais on s’entend bien et on aime les mêmes choses ». Le père et le fils ont l’habitude de travailler ensemble. En effet, Valentin Gourdon a toujours aidé sur la ferme, son père lui transmettant par la même la passion de l’élevage. Entre les deux, le jeune homme s’occupe plus de la partie administrative en ligne, principale différence liée aux générations. Une tâche qu’il n’apprécie pas particulièrement. Mais il aime le métier qu’il réalise, notamment la race parthenaise. « C’est une superbe race, avec une finesse, et une viande de qualité ». Dans les prochaines années, Valentin Gourdon envisage de construire un second bâtiment volailles, et d’inscrire des taureaux à la station de Melle (79).

Victoire au Salon de l’agriculture
Layon est un taureau de quatre ans et demi, appartenant au Gaec Loval. Il s’est illustré en terminant premier de section et champion au prix de championnat, lors du Salon international de l’agriculture. Et pourtant, rien ne laissait supposer un tel résultat une semaine avant. En effet, Layon était suppléant. « On a été appelé le vendredi, il a fallu s’organiser très rapidement », raconte Valentin Gourdon. Le jeune homme est allé à Paris avec le taureau, une première pour lui, et pour l’élevage de manière générale. « J’ai été épaulé par les autres éleveurs, c’était une superbe expérience, et une énorme surprise ».
Aujourd’hui, Layon est retourné sur la ferme, et prend du repos bien mérité. Avant de redémarrer les saillies dans trois semaines. « ça nous encourage, ça nous montre qu’on travaille bien », assure l’éleveur. Ce dernier tentera d’élargir son armoire à trophées lors de Festi’élevage, puisque la prochaine édition accueillera le concours national parthenais.

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Le chiffre de la semaine
+ 80
En Maine-et-Loire, le préfet a accordé, à la date du 2 avril, plus de 80 ouvertures de marchés.

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