L'Anjou Agricole 14 novembre 2019 à 14h00 | Par AA

Remettre de l’humain au centre des projets d’entreprise

L’association de gestion et de comptabilité AS 49, qui a tenu son assemblée générale mercredi 13 novembre à Saint-Georges-sur-Loire, connaît une croissance importante de ses activités. Parmi les nouveautés, l’audit 360 d’AS, qui s’adresse à toutes les entreprises.

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Luc Gélineau, Jean-Louis Chevalier et Jacques Mousseau, tous les 3 administrateurs, ont testé sur leur propre exploitation la démarche 360 d’AS.
Luc Gélineau, Jean-Louis Chevalier et Jacques Mousseau, tous les 3 administrateurs, ont testé sur leur propre exploitation la démarche 360 d’AS. - © AA

La démarche 360 permet de faire le point avec l’entreprise et d’envisager les années à venir. Elle peut être effectuée à différents moments de la vie de l’entreprise (en prévision du départ en retraite d’un associé par exemple, mais pas seulement). Son originalité est qu’elle n’est pas effectuée par le comptable ou le conseiller habituel de l’agriculteur ou de l’entrepreneur, ce qui permet d’aborder les choses avec un œil neuf.

50 conseillers sont formés à la démarche dans le réseau AS au niveau national. En Maine-et-Loire, 7 conseillers sont opérationnels ou sur le point de l’être et « l’objectif est de former
15 professionnels », indique Francis Houlet, directeur d’AS 49. Trois administrateurs ont testé l’audit 360 sur leur propre entreprise. « Nous sommes trois associés, et donc trois foyers. Lors de l’audit, nous avons abordé les choses du côté humain aussi », explique Luc Gélineau, du Gaec des Rousselaies, dans le Segréen. A l’occasion de l’audit, les associés ont évoqué le départ prochain d’un d’entre eux, qui doit prendre sa retraite en 2025. Les aspects fonciers, juridiques, le devenir de la maison d’habitation, la question du remplacement ou pas de l’associé, tout a été abordé sans tabou : « on a tout évoqué ensemble pour construire demain sereinement ».

Chez Jean-Louis Chevalier, président d’AS et agriculteur dans les Mauges, la société rassemble 3 frères. « Une fois l’audit fait, cela vous chamboule un peu les orientations », témoigne Jean-Louis Chevalier. Ce dernier étant le plus âgé, il sera le premier concerné par le départ en retraite. Etant responsable de la production de lapins sur l’exploitation, la perspective de son départ a suscité des questions : par exemple, l’atelier cunicole sera ou pas pérennisé, sachant que cette production intéresse peu les autres associés ?

Lever la tête du guidon
Dans le cas de Jacques Mousseau, associé avec son frère dans le Segréen, l’audit a permis de faire le point notamment, sur les droits à la retraite de Jacques : « j’ai appris que je pouvais partir à 60 ans ». Son frère cadet ayant émis le souhait de partir en retraite la même année que lui, il se trouve que la ferme sera à reprendre dans 3 ans. Résultat, « on a pris la décision d’inscrire notre exploitation au RDI (Répertoire départ installation) », raconte Jacques Mousseau.

Un des avantages de la démarche est donc de favoriser la communication, l’anticipation et de faire lever la tête du guidon aux entrepreneurs. Tous les aspects sont pris en compte : « on parle de la vie familiale, de l’aspect social, pas que de l’agricole pur », apprécie Jean-Louis Chevalier.

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la phrase de la semaine

J’aimerais voir 40 à 60 projets de demandes, donnez-nous des dossiers,

a fait savoir le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, aux responsables de la confédération des Vignerons indépendants, le 28 novembre, et quelques jours après les inondations dans le Sud.

Le chiffre de la semaine
350 à 400
salariés permettent chaque année de répondre aux besoins en remplacement de 800 à 900 agriculteurs dans le Maine-et-Loire.

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