L'Anjou Agricole 02 février 2017 à 14h00 | Par L'Anjou Agricole

Rencontre FARRE : agriculture et innovation vont de pair

A l’initiative du réseau Farre (Forum des agriculteurs responsables et respectueux de l’environnement), un colloque sur le thème de l’innovation s’est déroulé au siège des Chambres d’agriculture, le 1er février. La recherche permanente d’amélioration chez les agriculteurs tire sensiblement le marché de l’innovation.

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Luc Smessaert, président de Farre.
Luc Smessaert, président de Farre. - © Actuagri

« Nous représentons une agriculture responsable, consciente des enjeux de durabilité. La société doit aussi reconnaître nos efforts », a tenu à souligner Luc Smessaert, président de Farre à l’occasion du colloque intitulé “Le progrès est mort, vive l’innovation”, tenu le mercredi 1er février. « L’agriculture est un des secteurs avec ceux de la santé et des transports où l’on observe le plus de progrès », remarque Nicolas Bouzou, économiste et essayiste, auteur de L’innovation sauvera le monde. Souvent synonyme de changement, l’innovation génère naturellement beaucoup de peur. Son impact sur l’emploi inquiète légitimement une majorité de citoyens attachés à préserver leur pré carré. Pour autant, un florilège de nouveaux métiers « en cours de gestation », portés par le numérique, la robotisation, les biotechnologies et autres, incarnent aussi l’agriculture de demain.

Une innovation à plusieurs visages

Afin d’épouser au mieux les nouveaux métiers actuels et à venir, Nicolas Bouzou insiste en priorité sur l’apprentissage et la formation. « L’introduction d’objets connectés modélisés par l’intelligence artificielle » suppose des « emplois un peu plus qualifiés », renchérit Mickaël Jacquemin, cultivateur dans la Marne et membre de Farre.

Dans un autre registre, dans la transformation du lait chez Danone, des contrats sur cinq ans intégrant les coûts de production, ont été proposés aux 2 300 éleveurs travaillant pour le groupe industriel. « Depuis un an et demi, on paie plus cher que le reste du marché », explique Laurent Schatz, directeur de la transformation lait chez Danone. L’éleveur sous contrat toucherait environ 10 % de plus que le prix moyen au national. Au Crédit Agricole, un « prêt express », dont la mise en place est prévue cette année, donnera la possibilité à un agriculteur d’acheter ses semences ou ses produits phytosanitaires sur internet, développe Jean-Christophe Roubin, directeur de la branche Agriculture. Idem pour l’assurance récolte déclare ce dernier.

L’expérimentation, elle aussi, permet de s’inscrire dans une démarche de progrès. Enregistrant des augmentations de rendements considérables chaque année, la filière betterave fait figure de référence en la matière. « Nous visons un objectif de 120 tonnes de moyenne par hectare en 2025 (contre 85 t/ha en 2000)», projette Alexandre Quillet, président de l’ITB.

Thierry Lambert, producteurs de porc et membre de Terrena, a lui investit dans des équipements pour améliorer les conditions de vie de ses animaux. D’après lui, les résultats au niveau sanitaire ont été plus que probants. Les secteurs de la génomique, des biotechnologies, des outils d’aide à la précision constituent autant d’opportunités de création de valeur pour l’agriculture, un secteur qui n’a eu et n’aura de cesse d’innover.

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la phrase de la semaine

Il y a une réelle envie d’aller de l’avant.

selon Éric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, à propos de la rencontre du 13 juillet avec le Corena (Comité de rénovation des normes en agriculture)

Le chiffre de la semaine
12 327 €
D’après une étude du réseau AS et des Chambres d’agriculture, le résultat courant moyen par UTA 2017 (Unité de travail agricole) des entreprises agricoles de l’Ouest et du Centre, s’élève à 12 327 euros. Un chiffre en baisse par rapport à 2016.

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