L'Anjou Agricole 26 juillet 2018 à 11h00 | Par L'Anjou Agricole

« Respecter l’équilibre de la nature »

à la SCEA de la Bigotterie, à Charcé-Saint-Ellier, Jean-Paul Bourgeais prône des méthodes plus respectueuses de la vie du sol. Sur certaines parcelles de maïs, les insecticides ont été remplacés par des trichogrammes.

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Les capsules de trichogrammes sont efficaces à l'optimum dans un rayon de 12 m.
Les capsules de trichogrammes sont efficaces à l'optimum dans un rayon de 12 m. - © AA

Depuis 20 ans, Jean-Paul Bourgeais, agriculteur installé à Charcé-Saint-Ellier au sein de la SCEA de la Bigotterie, inscrit ses pratiques dans une logique d’écoute de la vie du sol.

« Si on tue la pyrale du maïs avec un insecticide, on tue aussi d’autres insectes utiles, comme les coccinelles. En automne, les champs se retrouvent donc envahis de pucerons... qui vont se transférer sur des parcelles adjacentes, notamment le blé, entraînant des maladies comme la jaunisse nanisante. L’insecticide tue aussi les carabes, qui mangent les œufs de limace et les petites limaces. Il faut alors traiter avec une autre solution chimique : on entre dans un cercle vicieux ».

Depuis 2007, Jean-Paul Bourgeais utilise des trichogrammes dans ses parcelles de  maïs grain, et a complètement arrêté les intrants chimiques. « Je n’ai constaté que des avantages. L’efficacité est de l’ordre de 70 %".

Les trichogrammes sont une solution 100 % naturelle avec « zéro toxicité. On peut donc évoluer dans les champs et manipuler le maïs sans risque. Et cela résoud le problème des parcelles situées à côté de maisons d’habitation ». Travailler avec des trichogrammes permet aussi de s’affranchir des contraintes météo, puisque la pose peut se faire même en cas de forte pluviométrie ou de sols détrempés

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