L'Anjou Agricole 15 juin 2016 à 14h00 | Par L'Anjou Agricole

Sans glyphosate, un risque réel d’impasse technique

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Denis Laizé, dans une parcelle de maïs conso semée au strip-till. L’agriculteur, en non labour, utilise surtout le glyphosate pour nettoyer le sol au moment du semis.
Denis Laizé, dans une parcelle de maïs conso semée au strip-till. L’agriculteur, en non labour, utilise surtout le glyphosate pour nettoyer le sol au moment du semis. - © AA

« Une interdiction du glyphosate mettrait en péril l’agriculture de conservation. Cette décision ne prend pas en considération les besoins, les usages des agriculteurs », affirme Denis Laizé, agriculteur à La Bohalle, en Maine-et-Loire.

Alors que la prolongation de l’autorisation du glyphosate pour 18 mois dans l’Union européenne est toujours sur la sellette, l’agriculteur explique en quoi le glyphosate est indispensable à ses pratiques culturales. « En agriculture de conservation, je ne touche plus à la terre. Il me faut donc détruire les mauvaises herbes pour faire place nette au semis ».

Cela signifie un passage quasi-systématique derrière maïs et avant le semis de blé. « Je l’utilise à dose raisonnable, à raison de 1 ou 2 litres par ha. La dose homologuée est de 
3 litres par ha. La terre étant peu remuée, on ne favorise pas de levée d’adventices. 
Je fais un simple rattrapage “sortie hiver”, à 2/3 de dose. Et au final, en matière d’IFT*, cela reste raisonnable. Mon IFT blé pour le désherbage est de 1 à 1,2 ». Ses semis sont effectués en semis direct sous couvert ou au strip-till.

En contradiction avec le programme 4/1 000

Si le glyphosate devenait interdit, l’agriculteur en non labour ne voit tout simplement pas de solution efficace de remplacement. « Ce serait un coup d’arrêt aux techniques de conservation du sol, prônées par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de l’agro-écologie, au moment même où ce ministère lance le programme 4/1 000 pour le stockage du carbone dans le sol ». Avec l’agriculture de conservation, on obtient des sols « formidables, structurés, qui ont de la portance », assure Denis Laizé, qui se déplace aisément dans une parcelle d’argile implantée en maïs, où il a plu 50 mm en 3 jours.

* Indice de fréquence de traitement.

Lire l’intégralité de l’article dans l’Anjou agricole du 17 juin 2016.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Il est possible de conserver et restaurer la biodiversité avec les surfaces de production agricole

ont déclaré l’Inra et le CNRS dans une étude publiée dans la revue scientifique Pnas le 2 août.

Le chiffre de la semaine
650
C'est le nombre, par an, de chevaux de course résidant au Centre d’entraînement régional du galop de l’Ouest (Cergo) à Pouancé.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui