L'Anjou Agricole 27 avril 2020 à 13h00 | Par AA

Sans marché, l’activité devient compliquée

à Melay, la crise du Covid-19 fait d’importants dégâts sur l’entreprise Volailles Froger. La plupart des points de vente sont fermés, et les pertes sont colossales.

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Jérôme Froger, à droite, et son frère Nicolas Froger, à gauche. Dans leurs bras, une poule sussex et une poule cendrée.
Jérôme Froger, à droite, et son frère Nicolas Froger, à gauche. Dans leurs bras, une poule sussex et une poule cendrée. - © AA

« On se sent complétement oubliés », témoigne Jérôme Froger, vendeur de volailles vivantes aux particuliers. D’ordinaire, ce sont 15 marchés que lui, son frère et leurs salariés arpentent par semaine. Avec la crise du Covid-19, ils ne peuvent en réaliser que 6.


Baisse importante du chiffre d’affaires
L’exploitation agricole fait 53 ha, et chaque année, ce sont près de 60 000 poules pondeuses, et 70 000 volailles démarrées qui sont vendues. Sur les marchés, à certaines animaleries et en vente à la ferme. « Une volaille, ça s’achète au printemps. La forte période de vente s’étend de mars à juillet », témoigne Jérôme Froger. Depuis le début de la crise, la structure est dans une situation très difficile. Par semaine, les deux frères enregistrent une baisse du chiffre d’affaires de 80 %.


Pas d’éclaircie à l’horizon
Les pertes sont colossales, et loin d’être compensée par la vente directe et le service de livraison. Ce dernier, s’il s’est accentué, surchargeant de travail les éleveurs, ne rapporte pas assez. « La plupart des clients sont loin, alors se déplacer pour emmener peu de volailles, ce n’est pas très rentable », déplore-t-il. Le déconfinement, prévu le 11 mai, ne fournit aucune garantie. Les modalités d’accès aux marchés ne seront pas nécessairement assouplies. Et si le confinement a augmenté la construction de poulaillers chez les particuliers, difficile de tabler sur un rebond de l’activité. « Je pense que ce qu’on ne vend pas en ce moment ne sera pas rattrapé plus tard », témoigne Jérome Froger. Les deux frères espèrent rapidement un accès aux marchés, afin de sauver leur activité.

 

Article complet dans l'Anjou Agricole du 1er mai.

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