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Semis de blé : tous au couvert !

À Meigné-le-Vicomte, Vincent Brulé sème 50 ha de blé sous couvert permanent. Un premier essai pour cet agriculteur de conservation, satisfait des conditions de semis.

© AA

À la manière d’une prairie pour un éleveur, le couvert est la pièce maîtresse d’un système en agriculture de conservation. À croire que le sol est pudique, et déteste être à nu.

Trèfle et blé
Chantre des couverts, Vincent Brulé est constamment à la recherche d’innovations et d’efficacité. Cette année, le blé est semé dans du colza, du trèfle blanc, du lotier et du trèfle violet, sur 50 ha. « Le colza, c’est les repousses de l’an dernier. J’ai broyé 2 fois depuis la récolte du colza, pour calmer le couvert », détaille Vincent Brulé. C’est toute la difficulté de ce type de semis. À la manière d’un funambule, l’agriculteur de conservation doit trouver le juste équilibre entre un couvert dense et bien réparti, qui étouffe les adventices, et un couvert qui laisse se développer le blé. Pour ce faire, le glyphosate est l’allié de Vincent Brulé. Avec, si besoin, un petit coup d’Allié, justement. Pour réussir un tel semis, il faut augmenter la densité. « On maximise nos chances de réussite, car il y a beaucoup de grains qui se perdent dans la couche de sol supérieure, composée en grande partie de matière organique en décomposition », explique l’agriculteur. En effet, les graines sont déposées dans un fin sillon, à 2 cm de la surface. L’astuce de l’agriculteur pour une bonne levée ? « 50 kg/ ha de super 45, qui agit comme un booster ». Pour les besoins en azote, ceux-ci sont en partie apportés par les légumineuses du couvert, meilleure famille pour les couverts permanents selon Vincent Brulé. « Ça repousse quand on coupe, et cela apporte de l’azote. Il faut une diversité de légumineuses pour une bonne couverture dans le temps et l’espace », détaille-til. Derrière le blé, le couvert sera donc déjà implanté.

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