L'Anjou Agricole 02 juillet 2020 a 14h00 | Par AA

Simple saisonnier, il finit par s’installer

Camille Proust est arboriculteur et viticulteur à Saint-Rémy-la-Varenne en Maine-et-Loire. Non issu du milieu agricole, il a repris l’exploitation de son ancien employeur Jean-Marie Grellier.

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Camille Proust, installé en arboriculture et viticulture depuis le 1er janvier 2019 à Saint-Rémy-la-Varenne.
Camille Proust, installé en arboriculture et viticulture depuis le 1er janvier 2019 à Saint-Rémy-la-Varenne. - © AA

Rien ne prédestinait Camille Proust à devenir agriculteur. Pourtant, il est installé en arboriculture et viticulture depuis le 1er janvier 2019 à Saint-Rémy-la-Varenne. Il a repris l’exploitation de son employeur, Jean-Marie Grellier. Originaire du quartier de la Roseraie, à Angers, le jeune homme a découvert le verger par hasard. « A 16 ans, j’ai fait une saison de cueillette », se souvient-il. Après un BEP comptabilité, un court séjour à l’armée, un CAP cuisine… Camille Proust cherche sa voie sans jamais vraiment la trouver. Son seul point de repère : le verger de Jean-Marie Grellier. « Chaque été, je faisais la cueillette chez lui. » En 2012, il devient saisonnier sur l’année. Et suit une formation qualifiante avec le Geiq Agriqualif. Pendant un an, en alternance, Camille Proust apprend les rouages de l’arboriculture au lycée de Pouillé et sur le verger de son futur cédant. Il est ensuite salarié permanent pendant 2 ans.

Epaulé par son cédant
Dès la fin de sa formation, Jean-Marie Grellier lui propose de reprendre son exploitation. « Au départ, ça m’a fait peur. Je connaissais le travail. Mais je ne maîtrisais pas du tout le côté administratif. » En 2017, il accepte. Ayant le même parcours, Jean-Marie Grellier lui fait confiance : «  il m’a beaucoup laissé faire. C’est lui qui m’a tout appris. Il est toujours là pour m’aider », apprécie Camille Proust.
Aujourd’hui, il est à la tête de l’EARL des Coteaux. Sur les 21 hectares de l’exploitation s’étendent 16 hectares de verger et près de 6 hectares de vigne.  Il produit en moyenne 800 t de pommes/an « dont 15 tonnes en vente directe. » Les principales variétés : Galas et Pink Lady. La vigne est vendue en appellation Cabernet d’Anjou et Grolleau. Il travaille avec 2 coopératives : les Vergers d’Anjou et les Caves de la Loire. Ce qu’il aime dans son métier ? « Travailler avec la terre et la météo. Avec les coteaux, on ne fait pas ce que l’on veut. » Le jeune homme attache aussi beaucoup d’importance à l’échange et la formation. « Il faut trouver le temps pour se former et échanger avec les collègues et les techniciens. Aller voir comment travaillent les autres, c’est comme ça qu’on apprend. »


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ont indiqué Les Restos du Coeur. Les agriculteurs concernés ont jusqu’au 15 février pour effectuer un don à une association habilitée.

Le chiffre de la semaine
600 millions d'euros
le relèvement du SRP (Seuil de Revente à Perte) de 10% a permis un gain de 600 millions d’euros pour la distribution qui auraient dû, en toute logique, se retrouver dans les cours de fermes.