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Tirer parti au mieux de l'herbe

La mise à l'herbe a été compliquée, et souvent tardive cette année. Après une période humide et froide, la pousse s'accélère et les éleveurs doivent s'adapter pour gérer au mieux la quantité de fourrages et faire des coupes pour reconstituer les stocks.

© AA

« On n'avait pas le choix, explique l'éleveur Daniel Coutant. Malgré une portance des sols compliquée, on a dû sortir les animaux début mars, car les stocks étaient quasiment à zéro ».  Le stock "d'hiver" avait été entamé dès le mois de juin, l'an dernier, sur son exploitation, le Gaec des Champs fleuris, à Maulévrier. Sur les 196 ha de SAU, 150 ha sont en herbe et le pâturage est favorisé au maximum.
L'an dernier, 55 % de l'herbe produite était pâturée. Pour assurer les stocks de ses troupeaux (80 vaches laitières et 35 vaches allaitantes), l'exploitation fait de l'ensilage de prairies multi-espèces, de l'enrubannage sur prairies déjà pâturées, et du foin en séchoir à bottes. Cette année, pour ne pas trop endommager les parcelles pâturées, il a fallu « s'adapter », « jongler entre les terres séchantes et mouillées », mais certaines ont tout de même souffert.
Au Pin-en-Mauges, Thierry Jeanneteau s'est lui aussi résolu à mettre à l'herbe ses vaches allaitantes, avec un mois de retard par rapport au calendrier habituel. Les parcelles n'ont pas pu être déprimées. L'éleveur dispose de 50 ha d'herbe pour 50 vaches rouges des prés en AOP Maine-Anjou. « On les a sorties parce qu'on n'avait plus de nourriture. On avait nourri beaucoup les animaux l'été dernier à cause de la sécheresse », explique-t-il. Aujourd'hui, les animaux ont de l'herbe à un stade assez avancé :  « elle est moins tendre et il y a un peu plus de refus ».
Sur les pâtures abîmées par les animaux, un passage de rouleau a été effectué, ce qui rend les parcelles plus praticables mais risque d'entamer un peu le rendement. Avec le retour du beau temps, l'éleveur est toutefois beaucoup plus confiant : les enrubannages faits cette semaine sont  « corrects en rendement, de l'ordre de 12 bottes/ha ».
à Montigné-les-Rairies, dans le Baugeois, les vaches laitières d'Anthony Barillé sont sorties le 20 mars, un mois plus tard qu'à l'accoutumée. L'exploitation pratique le pâturage tournant dynamique. à présent, la chaleur fait gagner très vite de la maturité à l'herbe et oblige à s'adapter : « on se fait déborder par la pousse, explique l'éleveur. On a fauché 3 parcelles en ensilage pour ne pas gaspiller, car l'herbe était montée trop vite ».

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 27 avril 2018.

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