Aller au contenu principal

Un préfet pragmatique face à la profession

Les questions environnementales étaient au cœur des discussions avec le nouveau préfet du Maine-et-Loire. Ce dernier a visité une exploitation de La Meignanne mercredi 15 novembre.

Le préfet Bernard Gonzalez s’est montré intéressé lors de la visite de l’exploitation de Jérôme Delêtre et Yves-Marie Houdmon.
Le préfet Bernard Gonzalez s’est montré intéressé lors de la visite de l’exploitation de Jérôme Delêtre et Yves-Marie Houdmon.
© AA

Bernard Gonzalez, le nouveau préfet du Maine-et-Loire, a usé de son franc parler lors de sa rencontre avec la FDSEA et les JA. Mercredi 15 novembre, il a visité une exploitation de La Meignanne, le Gaec du Brionneau. Quand on lui parle de réserve collinaire, il rétorque  : « allez-y les gars, creusez des trous  », sur le ton de l’humour, certes. Mais qui révèle son état d’esprit. Ce dernier se montre favorable à la mise en place de réserves d’eau hivernale « dans une démarche durable et collective », précise-t-il.
Emmanuel Lachaize, secrétaire général de la FDSEA, a rappelé l’importance de l’irrigation sur le département :  « 42 000 hectares sont irrigués. Soit 8 % de la SAU du département. Environ 50 % de l’irrigation concerne les cultures spécialisées ». « Il faut que l’on inverse l’image du stockage de l’eau. Montrer les aspects positifs », ajoute François Girard, responsable environnement de la FDSEA 49. « L’irrigation est un facteur clé de pérennité des élevages et des exploitations céréalières ». Autre sujet qui préoccupe la profession  : la déconnexion aux cours d’eau des réserves déjà existantes. «  On ne voit pas comment répondre à la réglementation  », constate François Girard. Les agriculteurs ont aussi exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de la qualité des cours d’eau. « On nous pointe sans cesse du doigt alors que nous ne sommes pas les seuls responsables de la qualité des cours d’eau », s’agace Jean-Marc Lézé.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 17 novembre 2017

Classer le sanglier en nuisible  ?

La situation n’est plus tenable sur l’explosion des populations de sangliers et des dégâts de gibier. Le constat est partagé par les agriculteurs et le préfet. «  De 2  750 sangliers en 2012-2013, on passe à 4 541 en 2016-2017 », rappelle Sylvain Piet, responsable de la commission chasse de la FDSEA. Pour le préfet, « cela ne peut plus durer, il faut classer  le sanglier en nuisible. » En plus des dégâts sur les cultures, « ils causent des accidents routiers et de train ». Pour le moment, la DDT n’a pas souhaité ce classement. Mais cette position pourrait évoluer. Pour ralentir la pression des populations, 4 points noirs ont été identifiés sur le département  : Sceaux-Feneu, Saint-Georges-sur-Loire, Vezins et Marcé-Jarzé-Durtal. Sur deux territoires (Marcé-Jarzé-Durtal et Sceaux-Feneu), il a été décidé de mener des actions de chasse collective trois jours de suite. Avec ces mesures, « soit la situation change, soit on sera obligé de les classer en nuisible », explique Didier Gérard, directeur de la DDT du Maine-et-Loire.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Une vingtaine de personnes ont visité l'exploitation de Mathieu Cadeau.
Trois visites d'élevage en Anjou
Trois exploitations du Maine-et-Loire ont ouvert  leurs portes aux adhérents du syndicat des éleveurs Simmental de l'Ouest…
37 exploitations de Maine-et-Loire ont été concernées par une rupture de contrat avec l'entreprise. 
Lactalis a rompu leur contrat, que sont devenus ces éleveurs ?

Le 25 septembre 2024, Lactalis annonçait la rupture de contrat avec 37 exploitations du Maine-et-Loire. Aucune d'entre elles n…

Rapport à la moyenne annuelle de référence (1991-2020) des cumuls de précipitations en Maine-et-Loire en 2025.
Records mensuels de chaleur et de précipitations en 2025
Dans le département, le bilan météo de 2025 affiche des températures supérieures aux normales avec une hausse annuelle moyenne de…
Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
Le loup en Anjou

Entre contes fantastiques et récits documentés, le loup a hanté l'Anjou durant des millénaires. Pierre-Louis Augereau a suivi…

Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois