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Une nurserie tout confort pour les veaux

Le Gaec la Normande, à Andrezé (Maine-et-Loire), a ouvert ses portes aux participants à l’assemblée générale du syndicat normand de Maine-et-Loire, mardi 18 juin. L’occasion de découvrir des équipements récents, notamment la nurserie.

© AA

Améliorer le bien-être animal et les conditions de travail. Tels étaient les objectifs qui ont présidé à la construction d’une nouvelle nurserie, en service depuis décembre, au Gaec la Normande. La nurserie est le tout dernier investissement de l’élevage,


Cases orientées à l’est
Le nouveau bâtiment, bardé de bois, réalisé en autoconstrution sur un an et demi, offre un meilleur confort pour les animaux. Il se compose d’une partie en cases individuelles, orientées soleil levant, équipées de brise-vent. Les veaux y vivent jusqu’à un mois et demi. Ils sont alimentés en lait grâce un taxi à lait que le Gaec vient d’acquérir : « cela évite de porter des seaux, c’est un confort de travail, apprécie Marie-Gabrielle Lambert, qui se charge de nourrir les veaux. Le taxi à lait dispose d’un moteur électrique ». D’un point de vue sanitaire, le lait arrive aux veaux à température constante, ce qui permet de diminuer les problèmes de diarrhées. Sur le plan des pathologies respiratoires, le Gaec y gagne aussi, grâce à un bâtiment « bien orienté et bien aéré ». La partie collective de la nurserie est, elle, composée de cases de 5 à 6 génisses, sur litière en paille accumulée.


PCAE

Cette nurserie a représenté un investissement de près de 70 000 euros, financé à hauteur de 27 000 euros par le Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles. Doté de ces équipements pratiques et fonctionnels, le Gaec pourra ainsi mieux soigner ses génisses. Il s’est d’ailleurs fixé de nouveaux objectifs en matière d’âge au vêlage : 26 mois, au lieu de 28 à 30 mois aujourd’hui.
S.H.

Syndicat normand de Maine-et-Loire : des projets pour plus de valeur ajoutée
Le syndicat normand de Maine-et-Loire compte 47 exploitations adhérentes. Pour mieux valoriser les spécificité de la race, ses responsables cherchent à tisser des liens avec la transformation et la distribution. Cette année, ils ont organisé une rencontre
avec la laiterie Tessier et prévoient des rencontres avec d’autres entreprises. « Notre objectif est de créer une filière “Lait de race normande”, afin de se démarquer. Le lait de normande a des atouts, notamment la Kappa-caséine », souligne Joseph
Lambert, président du syndicat.
Valoriser le produit viande fait aussi partie des projets. Lors d’une réunion, en avril à Rennes, des présidents des syndicats normands de Bretagne et Pays-de-la-Loire, l’association “Ma normande locale” a été créée. Elle regroupe des producteurs, transformateurs, des distributeurs-grossistes, et des restaurateurs (collective et commerciale). Le but, trouver des débouchés à la viande de réforme et de bœufs.


65 places à Chemillé
Côté concours, après le succès de l’inter-régional de septembre 2018 à Festiélevage (140 animaux de 7 départements), la race normande sera à nouveau présente à Chemillé-en-Anjou en septembre, avec 65 places réservées. « Nous espérons avoir 17 à 18 élevages exposants », annonce Joseph Lambert.

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