L'Anjou Agricole 30 août 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Une sur-marge de 135 € pour les fruits et légumes bio en GMS

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- © Jean-Charles Gutner

«Si le bio coûte plus cher, ce n’est pas lié qu’aux coûts de production» a souligné Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, le 29 août qui dénonce des «sur-marges disproportionnées et aberrantes» de la part des distributeurs sur les fruits et légumes bio.

Ainsi une étude présentée par Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à l'UFC-Que Choisir, montre une sur-marge moyenne de 135 € de la part des distributeurs «sur le panier de consommation annuelle (de fruits et légumes bio, ndlr) d’un ménage, ce qui vient doubler l’impact du surcoût agricole bio».

L’étude montre également un manque de rigueur dans l’approvisionnement des rayons bio. «C’est un paradoxe, les clients acceptent de payer plus chers et les distributeurs présentent une offre très faible», soulignait Robert Mondot, administrateur national de l’association. Pour Alain Bazot, «l’offre bio est un alibi» pour faire venir le client dans les magasins.

La Fédération des commerçants en distribution (FCD) a dénoncé de son côté, par un communiqué du même jour, une étude «partiale» qui «repose sur une série d'approximations méthodologiques qui lui enlèvent toute portée concrète et ne prend pas en compte l’ensemble de la chaîne de valeur, du producteur jusqu’au consommateur (transport, conditionnement, intermédiaire, coût de distribution en magasin...)».

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la phrase de la semaine

5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre le prix de revient moyen calculé par l’interprofession (396 euros/1 000 litres toutes primes confondues). À condition que ces 5 % soient identifi és en toute transparencedans les négociations commerciales. »

a réagi la FNPL suite à la déclaration du président du groupe Intermarché qui s’est engagé à « accepter des hausses de prix », réclamées par les industriels aux GMS

Le chiffre de la semaine
17 %
ENVIRON 200 VOLS ET INFRACTIONS ONT TOUCHÉ LES EXPLOITATIONS AGRICOLES, SOIT UNE BAISSE DE 17 % PAR RAPPORT À 2017.

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