L'Anjou Agricole 12 octobre 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

EGA : E.Macron annonce une loi avant juillet 2018

A Rungis, le président de la République a annoncé hier le projet d'une loi issue des Etats généraux de l'alimentation au 1er semestre 2018.

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En attendant l'application de ce texte à venir, E. Macron attend des acteurs une application de « l'esprit » de cette loi dans les négociations commerciales qui débutent début novembre. Il a également annoncé une mission parlementaire à mi-mandat pour l'évaluation de cette future loi.
En attendant l'application de ce texte à venir, E. Macron attend des acteurs une application de « l'esprit » de cette loi dans les négociations commerciales qui débutent début novembre. Il a également annoncé une mission parlementaire à mi-mandat pour l'évaluation de cette future loi. - © Actuagri

Au cours d'une longue intervention de plus d'une heure le 11 octobre au marché de Rungis, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la promulgation d'une loi issue des EGA qui pourrait être sous forme d'ordonnance. E.Macron a repris une partie des propositions issues des travaux du premier chantier, et confirmé les annonces faites la veille par l'Elysée : renforcement des organisations de producteurs et des interprofessions, meilleure information sur le droit de la concurrence, renforcement du contrôle et des sanctions, relèvement du seuil de revente à perte - pour les produits alimentaires uniquement - et encadrement des promotions. Ces deux dernières mesures sont conditionnées à la livraison, d'ici la fin de l'année, de « contrats de filière» par les interprofessions fixant des objectifs d'évolution.


Un positionnement plutôt satisfaisant bien qu'encore vague
Quelques instants après les déclarations du Président, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a acté la reprise de certaines mesures issues des Etats généraux de l'alimentation, « où nous retrouvons beaucoup des solutions que nous avons portées ». Elle a cependant regretté certaines remarques sur les filières d'exportation de porc et de poulet, dont le soutien par les pouvoirs publics a été jugé absurde par E. Macron : « lorsqu'il a fait l'examen de l'agriculture, il a été approximatif et parfois caricatural sur certains secteurs, mais sur la volonté de montée en gamme, c'est quelque chose que nous portons ».

 

 

Le délégué général de la FCD (grande distribution) Jacques Creyssel accueille de son côté « de bonnes nouvelles correspondant à l'accord que nous avions avec les agriculteurs et la transformation ». Sur son blog, Michel-Edouard Leclerc s'est dit satisfait que le relèvement du seuil de revente à perte ne concerne que les produits alimentaires.

 

Plus d'informations dans le journal Réussir l'Anjou agricole du vendredi 13 octobre (s'abonner).


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la phrase de la semaine

5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre le prix de revient moyen calculé par l’interprofession (396 euros/1 000 litres toutes primes confondues). À condition que ces 5 % soient identifi és en toute transparencedans les négociations commerciales. »

a réagi la FNPL suite à la déclaration du président du groupe Intermarché qui s’est engagé à « accepter des hausses de prix », réclamées par les industriels aux GMS

Le chiffre de la semaine
17 %
ENVIRON 200 VOLS ET INFRACTIONS ONT TOUCHÉ LES EXPLOITATIONS AGRICOLES, SOIT UNE BAISSE DE 17 % PAR RAPPORT À 2017.

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