L'Anjou Agricole 22 mars 2016 à 16h00 | Par L'Anjou Agricole

Interdiction des néonicotinoïdes : tollé des professionnels

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Dans un long communiqué, l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) déplore « le vote arbitraire » de l’Assemblée nationale interdisant les néonicotinoïdes. D’abord parce que cette interdiction est contraire aux règles européennes et aux annonces faites par le gouvernement de ne pas les surtransposer en France. Ensuite parce qu’elle porte atteinte à la compétitivité de l’agriculture française. « Comment peut-on interdire des produits alors même qu’aucun nouvel élément scientifique ne démontre que leur suppression serait efficace à la préservation des pollinisateurs », s’interroge l’UIPP. Coop de France est également sur la même longueur d’ondes. Ainsi que l’a rappelé Stéphane Le Foll, « l’interdiction des néonicotinoïdes conduirait à des impasses agronomiques ou des alternatives qui ne présentent pas de bénéfices pour les abeilles mais priverait les agriculteurs français de solutions efficaces pour lutter contre les ravageurs », estiment les coopératives. Quant à l’Union française des semenciers, elle estime que la décision de l’Assemblée nationale va « laisser les agriculteurs sans solution de substitution efficace et les obliger à multiplier les traitements foliaires insecticides, avec des impacts négatifs sur l’environnement ». En effet, la recherche et le développement ne pourront aboutir à de nouvelles solutions efficaces de lutte contre les ravageurs, qu’elles soient biologiques ou génétiques, d’ici le 1er septembre 2018.

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la phrase de la semaine

Des volumes conséquents de céréales n’ont pas trouvé de moyens de transport pour être acheminés. Il n’est pas sûr que les opérateurs français parviendront à réaliser les 8,4 millions de tonnes de blé tendre à l’export sur les pays tiers prévus par FranceAgriMer pour la campagne 2017/18

a indiqué Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréalier de FranceAgriMer, le 13 juin.

Le chiffre de la semaine
1 200
C'est le nombre d'hectares que Groupama Loire-Bretagne a enregistré, jeudi 14 juin, qui sont impactés par les pluies du début de semaine dans le Maine-et-Loire. Pour le moment, 34 agriculteurs ayant souscrit un contrat Climat se sont manifestés la semaine dernière et cette semaine.

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