L'Anjou Agricole 24 août 2017 à 14h00 | Par L'Anjou Agricole

Le travail des estimateurs des dégâts de gibier

Les sangliers prolifèrent dans le Maine-et-Loire, et avec eux, les dégâts qu’ils provoquent dans les cultures. Les estimateurs ont pour mission de compenser a posteriori la perte de rendement. Reportage.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Parcelle de maïs située touchée par les dégâts de sanglier au cours du mois d’août.
Parcelle de maïs située touchée par les dégâts de sanglier au cours du mois d’août. - © AA

« C’est un véritable fléau ». Ce sont en ces termes que cet agriculteur angevin concerné par des dégâts de gibier, parle des sangliers. « Un hectare de maïs de saccagé, ce sont entre 1 300 et 1 400 € brut qui sont sacrifiés. Et les sangliers prolifèrent. Il y a 8 jours, nous avons fait une battue, et ce sont pas moins de 7 sangliers qui ont été prélevés. Mais cela ne suffit pas : en 10 jours, mon champs a été saccagé ».

Juste à côté de la parcelle abimée, une réserve est entretenue par des « “vendeurs de chasse”. Ces associations font pression, et le résultat est préjudiciable aux agriculteurs. Les sangliers ont un endroit où vivre en sécurité, il ne leur reste plus qu’à manger. Et où vont-ils ? Dans nos champs, presque mitoyens. Quand le maïs est entre laiteux et pâteux, c’est le moment idéal pour eux », complète-t-il.

Dans ce contexte difficile, le rôle des estimateurs de dégâts de gibier est essentiel. Missionnés par la fédération de chasse du Maine-et-Loire, ils se doivent d’estimer la taille de la surface endommagée, à 100 %.
« Pour faire une demande, il suffit aux agriculteurs lésés de s’adresser à la fédération de chasse, qui répartit ensuite les affaires », explique l’estimateur en charge de ce dossier.

« (...) la loi se durcit (...), ce qui n’est pas en faveur des agriculteurs. En effet, désormais si deux parcelles sont mitoyennes, même de quelques mètres seulement, et qu’elles ne sont pas séparées par une route nationale ou une autoroute, elles sont considérées comme faisant partie du même ensemble, cela même si elles appartiennent à des exploitants différents. Les 3 % de surfaces sont donc beaucoup plus difficiles à atteindre », approfondit l’estimateur...

Lire l'intégralité du reportage dans l'Anjou agricole du 25 août 2017.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Il y a une réelle envie d’aller de l’avant.

selon Éric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, à propos de la rencontre du 13 juillet avec le Corena (Comité de rénovation des normes en agriculture)

Le chiffre de la semaine
12 327 €
D’après une étude du réseau AS et des Chambres d’agriculture, le résultat courant moyen par UTA 2017 (Unité de travail agricole) des entreprises agricoles de l’Ouest et du Centre, s’élève à 12 327 euros. Un chiffre en baisse par rapport à 2016.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui