L'Anjou Agricole 15 janvier 2018 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Lactalis : les éleveurs ne doivent pas payer la facture, pour la FNSEA, les JA et la FNPL

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- © Franck Mechekour

Dans l'affaire de la contamination à la salmonelle de lait infantile en provenance de l'usine Lactalis de Craon, la FNSEA, les JA et la FNPL demandent dans un communiqué le 12 janvier que " les effets dévastateurs de cette crise sur la réputation d'excellence du modèle agricole et agroalimentaire français " ne pénalisent pas " a posteriori, les éleveurs laitiers déjà fortement malmenés par deux années de crise. "

Ils demandent que le monde agricole n'ait pas " à payer la facture d'une crise dont il n'est pas responsable ". Il regrettent par ailleurs " la diminution des moyens des services de contrôle de la DGCCRF censée garantir la sécurité alimentaire de chaque citoyen. "

Une rencontre prévue entre Christiane Lambert et le président de Lactalis

Christiane Lambert a affirmé avoir obtenu un accord pour rencontrer le président de Lactalis. " J'ai un accord de principe de sa part (...) et je le rencontrerai en début de semaine prochaine ", a déclaré Christiane Lambert au micro de RTL le 12 janvier. Le groupe Lactalis a confirmé à l'AFP cet accord avec le principal syndicat agricole français, sans plus de précisions dans l'immédiat sur la date et le lieu de cette rencontre.

Retrait et rappel de la totalité des produits infantiles de l’usine de Craon

Lactalis devra reprendre tous les lots de lait infantile produits dans son usine de Craon (Mayenne) affectée par une contamination à la salmonelle, a annoncé le 12 janvier Bruno Le Maire. En élargissant ainsi le précédent rappel qui portait sur des lots fabriqués à partir de février 2017, le ministre de l’Economie, dont dépend la DGCCRF, souhaite mettre un terme à cette crise sanitaire. Cela devrait réduire l'inquiétude des familles et éviter que ce scandale ne vienne éprouver la " réputation " d'une filière laitière française déjà en crise, a-t-il expliqué.

Bruno Le Maire a " demandé à Monsieur Besnier, le président de Lactalis, de faire preuve de davantage de transparence ", a-t-il précisé. Au total, 37 cas de salmonellose ont été déclarés en France sur des bébés, un cas a été découvert en Espagne et un autre cas reste à confirmer en Grèce.


Affaire Lactalis : Emmanel Besnier s'exprime pour la première fois dans le JDD

Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, a accordé une interview au Journal du dimanche, où il a promis d'indemniser " toutes les familles qui ont subi un préjudice " site à une contamination à la salmonelle. Il a même accepté de se faire photographier, ce qui a créé autant de commentaires que ses propos eux-mêmes, du fait qu'aucune photo n'existait de lui depuis 2007.

Emmanuel Besnier a assuré avoir eu, avant tout, à l'esprit les conséquences de cette crise sanitaire sur "des bébés de moins de six mois", "c'est pour nous, pour moi, une très grande inquiétude". Alors que Bruno Le Maire, après sa rencontre le 12 décembre avec Emmanuel Besnier, a indiqué avoir ordonné la reprise de tous les lots de lait infantile produits dans son usine de Craon, le PDG a affirmé avoir lui-même proposé au gouvernement cette mesure qui s'étend à 83 pays. " Il faut mesurer l'ampleur de cette opération : plus de 12 millions de boîtes sont concernées ", a-t-il insisté. " On s'attendait à des excuses, nous n'en avons pas eu, nous attendions des explications, nous n'en n'avons pas eu non plus ", a regretté Quentin Guillemain, président de l'association des familles de victimes du lait contaminé, interrogé par l'AFP. " Indemniser c'est bien, mais l'argent n'achète pas tout ", a réagi Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, assurant que l’enquête en cours " n’épargnera personne ".

 

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la phrase de la semaine

Il y a une réelle envie d’aller de l’avant.

selon Éric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, à propos de la rencontre du 13 juillet avec le Corena (Comité de rénovation des normes en agriculture)

Le chiffre de la semaine
12 327 €
D’après une étude du réseau AS et des Chambres d’agriculture, le résultat courant moyen par UTA 2017 (Unité de travail agricole) des entreprises agricoles de l’Ouest et du Centre, s’élève à 12 327 euros. Un chiffre en baisse par rapport à 2016.

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