L'Anjou Agricole 16 novembre 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Un préfet pragmatique face à la profession

Les questions environnementales étaient au cœur des discussions avec le nouveau préfet du Maine-et-Loire. Ce dernier a visité une exploitation de La Meignanne mercredi 15 novembre.

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Le préfet Bernard Gonzalez s’est montré intéressé lors de la visite de l’exploitation de Jérôme Delêtre et Yves-Marie Houdmon.
Le préfet Bernard Gonzalez s’est montré intéressé lors de la visite de l’exploitation de Jérôme Delêtre et Yves-Marie Houdmon. - © AA

Bernard Gonzalez, le nouveau préfet du Maine-et-Loire, a usé de son franc parler lors de sa rencontre avec la FDSEA et les JA. Mercredi 15 novembre, il a visité une exploitation de La Meignanne, le Gaec du Brionneau. Quand on lui parle de réserve collinaire, il rétorque  : « allez-y les gars, creusez des trous  », sur le ton de l’humour, certes. Mais qui révèle son état d’esprit. Ce dernier se montre favorable à la mise en place de réserves d’eau hivernale « dans une démarche durable et collective », précise-t-il.
Emmanuel Lachaize, secrétaire général de la FDSEA, a rappelé l’importance de l’irrigation sur le département :  « 42 000 hectares sont irrigués. Soit 8 % de la SAU du département. Environ 50 % de l’irrigation concerne les cultures spécialisées ». « Il faut que l’on inverse l’image du stockage de l’eau. Montrer les aspects positifs », ajoute François Girard, responsable environnement de la FDSEA 49. « L’irrigation est un facteur clé de pérennité des élevages et des exploitations céréalières ». Autre sujet qui préoccupe la profession  : la déconnexion aux cours d’eau des réserves déjà existantes. «  On ne voit pas comment répondre à la réglementation  », constate François Girard. Les agriculteurs ont aussi exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de la qualité des cours d’eau. « On nous pointe sans cesse du doigt alors que nous ne sommes pas les seuls responsables de la qualité des cours d’eau », s’agace Jean-Marc Lézé.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 17 novembre 2017

Classer le sanglier en nuisible  ?

La situation n’est plus tenable sur l’explosion des populations de sangliers et des dégâts de gibier. Le constat est partagé par les agriculteurs et le préfet. «  De 2  750 sangliers en 2012-2013, on passe à 4 541 en 2016-2017 », rappelle Sylvain Piet, responsable de la commission chasse de la FDSEA. Pour le préfet, « cela ne peut plus durer, il faut classer  le sanglier en nuisible. » En plus des dégâts sur les cultures, « ils causent des accidents routiers et de train ». Pour le moment, la DDT n’a pas souhaité ce classement. Mais cette position pourrait évoluer. Pour ralentir la pression des populations, 4 points noirs ont été identifiés sur le département  : Sceaux-Feneu, Saint-Georges-sur-Loire, Vezins et Marcé-Jarzé-Durtal. Sur deux territoires (Marcé-Jarzé-Durtal et Sceaux-Feneu), il a été décidé de mener des actions de chasse collective trois jours de suite. Avec ces mesures, « soit la situation change, soit on sera obligé de les classer en nuisible », explique Didier Gérard, directeur de la DDT du Maine-et-Loire.

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la phrase de la semaine

Il y a une réelle envie d’aller de l’avant.

selon Éric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, à propos de la rencontre du 13 juillet avec le Corena (Comité de rénovation des normes en agriculture)

Le chiffre de la semaine
12 327 €
D’après une étude du réseau AS et des Chambres d’agriculture, le résultat courant moyen par UTA 2017 (Unité de travail agricole) des entreprises agricoles de l’Ouest et du Centre, s’élève à 12 327 euros. Un chiffre en baisse par rapport à 2016.

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