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IDfel
une association au service des acteurs de la filière fruits

Hugues Decrombecque présente la nouvelle structure IDfel, située à Angers, et qui remplace l’ex-Comité économique fruits et légumes Val de Loire.

Hugues Decrombecque, directeur d’IDfel et de la station 
expérimentale de la Morinière.
Hugues Decrombecque, directeur d’IDfel et de la station
expérimentale de la Morinière.
© AA

Qu’est-ce qu’IDfel ?
Hugues Decrombecque :
IDfel signifie Initiative développement fruits et légumes. Nous sommes une association privée, de type Loi 1901 créée en décembre dernier, suite à la disparition des Comités économiques de bassin, supprimés par la réforme de l’OCM (Organisation commune des marchés). Cette réforme a modifié l’organisation économique de la filière : elle a supprimé les huit comités de bassins qui existaient en France et les sections nationales produits, pour instaurer des Associations d’OP (AOP) auxquelles les OP et les autres acteurs de la filière peuvent adhérer librement et directement.

Quelles sont les missions de cette nouvelle association ? Si les comités de bassin ont disparu, il fallait bien sûr poursuivre les programmes entamés. Pour nous adapter à la réforme de l’OCM, nous avons été amenés à réduire notre équipe, resserrée aujourd’hui autour de six personnes. Nous remplissons trois missions prioritaires : assurer un rôle d’interface entre les adhérents, les collectivités territoriales et les acteurs de la filière, fournir un appui réglementaire aux adhérents et mener des programmes d’expérimentation, au travers notamment de la station de la Morinière, en Indre-et-Loire. Ces missions ont été définies à partir d’une enquête que nous avions réalisée, il y a deux ans auprès de nos adhérents, justement dans l’optique d’anticiper la réforme et d’aborder plus sereinement la transition. Cette enquête avait montré que nos adhérents étaient satisfaits de 80 % de nos modes de fonctionnement. En outre, un de nos salariés assure l’appui administratif de l’AOP tomate-concombre et de l’association Angélys, qu’il anime aussi.

Qui peut y adhérer ? Les organisations de producteurs, mais aussi, et c’est nouveau par rapport au fonctionnement des anciens comités de bassin, tous les acteurs de la filière (expéditeurs...). La dimension territoriale de notre structure disparaît. En théorie, n’importe quelle OP de France peut nous rejoindre. Mais, logiquement, nous continuerons à travailler en priorité avec les 13 départements qui forment le bassin du Val de Loire : les régions Pays de la Loire et Centre, ainsi que les Deux-Sèvres et la Vienne. Notre volonté n’est pas d’aller à la chasse aux pres-tations. En revanche, des demandes pourront être examinées au cas par cas. Par exemple, les OP fruits du nord de la France envisagent de se rattacher à IDfel, dans la mesure où les producteurs des deux régions Nord et Picardie participent au financement de la station de la Morinière et parce que, d’autre part, le comité Nord s’oriente vers une spécialisation sur l’endive.

L’adhésion des OP n’est plus obligatoire. Depuis la disparition du Comité économique, les Organisations de producteurs vous ont-elles suivi ? Ne risquez-vous pas de perdre des ressources financières ? Toutes les organisations de producteurs nous ont confirmé, au conseil d’administration du 20 janvier dernier, leur intention de rester adhérentes. Cela est un élément très rassurant. Pour les OP fruits, un plafond de cotisation d’un euro par tonne est fixé. Nous allons d’ailleurs recentrer notre activité sur les fruits. En revanche, côté légumes, on s’attend à une diminution de l’activité, du fait que certaines OP vont adhérer directement à l’une ou l’autre des AOP en train de se constituer, comme l’AOP mâche par exemple.

Un mot sur la station expérimentale de la Morinière ? Les professionnels se sont appropriés la station, qui rap-pelons-le, leur appartient à 99, 97 %. Le fonctionnement de la Morinière est financé pour 15 % par les cotisations professionnelles, pour 35 % par la production fruitière du site et pour moitié par des fonds publics émanant des régions. Les arboriculteurs se sont mobilisés pour conserver cet outil qui s’est imposé comme la station de référence en France pour la pomme et la poire, au plus près des préoccupations du terrain. Elle permet à la profession de se projeter dans l’avenir et d’acquérir de nouvelles références techniques qui sont très rapidement rediffusées auprès des producteurs.

Vous revenez du salon Fruit logistica de Berlin. Pourquoi y participez-vous ? Il s’agit d’un salon international immense dans ses dimensions, où sont présentes les filières fruits du monde entier. Y être est très important en termes de représentation. Une trentaine d’entreprises ou d’organismes du Val de Loire, des régions Pays de la Loire et Centre, étaient présents au sein d’un espace commun, où un cuisinier proposait des spécialités à partir de nos produits régionaux. Propos recueillis par S.H. Un nouveau site internet à venir en 2009 : www.idfel.fr

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