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Rencontre parlementaires
Accès à l'eau : FDSEA49 et JA49 réclament des actes

Les syndicats agricoles ont interpellé les parlementaires du Maine-et-Loire sur les difficultés actuelles de production de la filière arboricole. Et les dossiers qui n'avancent pas comme celui de l'accès à l'eau.

Avec une production de 140 000 tonnes, le Maine-et-Loire représente 10 % de la production française de pommes. 10 %, c'est justement l'ampleur de la perte estimée dans les vergers, à l'échelle du pays, suite aux attaques du puceron cendré. "Comme ce puceron est capable de se développer très vite, il décime un verger en trois jours. Son attaque a été foudroyante dans le département, décrit Albert Richard, arboriculteur à Corzé et président de la coopérative Les Vergers d'Anjou. Et la situation, qui sans doute est liée à des conditions climatiques spécifiques cette année, ne fera que s'aggraver puisque nous n'aurons plus de molécules pour nous défendre."

En attente d'alternatives

Vendredi 27 juin, devant les rangs de pommiers dégarnis de Judicaël Vaidie, à Verrières-en-Anjou, les syndicats agricoles ont alerté les parlementaires sur les difficultés de production de la filière arboricole. Sur le sujet phytosanitaire, FDSEA49 et JA49 réclament la possibilité de continuer à utiliser des produits pour lesquels il n'existe pas encore d'alternative. "On ne fait plus de traitement systématique. On commence par les solutions biologiques et naturelles, rappelle Albert Richard, également président du Sival. Contre certains ravageurs, comme le ver de la pomme, les arboriculteurs recourent à la confusion sexuelle. Mais pour le puceron cendré, il y a un problème d'accoutumance. Nous sommes en zone de fragilité".

Mêmes normes

Sur ce dossier, qui fait l'objet de l'article 2 de la loi Duplomb, les syndicats attendent en particulier un soutien de Philippe Bolo (député Les démocrates, 7ème circonscription), François Gernigon (député Horizons, 1ère circonscription) et Stella Dupont (députée, groupe non inscrit, 2ème circonscription), présents vendredi. "Nous savons que l'agriculture est utilisatrice de la chimie, mais on ferme les yeux sur les autres secteurs et c'est nous que l'on stigmatise. C'est injuste, déclare Anthony Ménard, secrétaire général de la FDSEA49. Nous avons besoin de dérogations pour protéger nos cultures. Et nous voulons les mêmes normes que nos voisins européens". Vendredi dernier, les parlementaires étaient encore en réflexion sur leur vote.

Gestion des excès d'eau

Autre sujet traité dans cette proposition de loi, d'une importance pour toutes les filières du département : l'accès à l'eau. "Nous savons que le climat suit une trajectoire d'excès (pluviométrie, sécheresse). Or nous avons toujours autant de difficultés à construire des réserves dans le Maine-et-Loire. Vos discours étaient pourtant clairs, et les lois sont votées, mais leur mise en application tarde. Cela devient insupportable", insiste Anthony Ménard. Le responsable professionnel pointe également du doigt les études HMUC(1) qui sont des obstacles supplémentaires dans ce parcours. Sur la gestion de l'eau en période de sécheresse, les agriculteurs du Maine-et-Loire se plaignent, là encore, d'un traitement différencié. "Sur les seuils d'alerte par exemple, ils sont plus restrictifs chez nous qu'en Sarthe, souligne le secrétaire général de la FDSEA49. Pourquoi les services de l'État n'arrivent pas à prendre des décisions".

D'autres sujets ont été évoqués au cours de la matinée : la fin des premiers contrats de production d'électricité via les panneaux photovoltaïques, les propositions de JA pour la prochaine mouture de la Pac...

 

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