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Acheter un tank pour plus d'indépendance

L'agriculteur de Saint-Georges-des-Gardes, Philippe Métayer fait partie de la trentaine de producteurs de lait qui se regroupent pour l'achat de tanks à lait.

Philippe Métayer ne veut plus payer de location de tank à sa laiterie, c'est pour cette raison qu'il participe à l'achat groupé de tank à lait initié par François Girard.
Philippe Métayer ne veut plus payer de location de tank à sa laiterie, c'est pour cette raison qu'il participe à l'achat groupé de tank à lait initié par François Girard.
© AA

Philippe Métayer, agriculteur à Saint-Georges-des-Gardes va investir dans un tank à lait. Mais de manière groupée. Avec une trentaine de producteurs de lait, il veut acheter son propre tank « pour faire des économies mais aussi gagner en indépendance », explique l'éleveur qui livre à Terrena. Aujourd'hui, comme 90 % des éleveurs des Mauges, son tank appartient à sa laiterie. Elle lui facture 3,049 EUR les 1 000 litres produits, « directement prélevés sur la facture mensuelle. » Avec 300 000 litres produits chaque année, « le tank coûte, par an, environ 900 EUR ». L'investissement dans un tank peut paraître élevé au départ.  Philippe Métayer compte, sans négociation, environ 14 000 euros pour un tank neuf de 4 000 litres de lait. « Dans 10 ans , j'aurai économisé 9 000 euros, gardé mon capital sur mon exploitation, relativise l'agriculteur des Mauges. « Et un tank, ça dure une vie, et ça se vend toujours d'occasion », ajoute-il.
L'idée de cet achat groupé est née en assemblée générale cantonale de la FDSEA à Chemillé-en-Anjou, en janvier.
« Des agriculteurs se plaignaient du prix B de Terrena : 216 euros/1 000 l., explique François Girard, responsable FDSEA. Quand on leur rétorque qu'il faut changer de laiterie, certains répondent qu'ils ne sont pas propriétaires de leur tank. » Pire, « ils imaginent qu'une fois le lait dans le tank, il ne leur appartient plus », explique l'agriculteur. Investir dans son propre outil, c'est « redonner du pouvoir et de l'indépendance aux agriculteurs. »

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du14 avril 2017.

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