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Innovation
Châtelais, site pilote en agronomie

La Cuma aidée par la Région pour tester de nouvelles pratiques culturales dans le cadre des GIEE*.

Devant la herse étrille, les responsables des Cuma, de la Chambre d’agriculture et du Conseil régional, le 16 mai à Châtelais.
Devant la herse étrille, les responsables des Cuma, de la Chambre d’agriculture et du Conseil régional, le 16 mai à Châtelais.
© AA

Avec 45 candidatures, les agriculteurs des Pays de la Loire ont largement répondu au premier appel à projet des GIEE, nouveauté de la Loi d’avenir agricole. Dix projets ont été retenus par l’état. La Région a décidé d’un coup de pouce supplémentaire à l’“agroécologie” en finançant sept autres. En Maine-et-Loire, trois projets sont sélectionnés, dont celui de Châtelais. La Cuma de 120 adhérents, déjà investie dans les techniques de désherbage alternatif, équipée en herse étrille et bineuse, a monté le dossier avec la Chambre d’agriculture. “Sur ce territoire, les agriculteurs sont bien conscients de l’enjeu de la qualité de l’eau, rappelle Laurent Lelore, président du Cratéas. Il y a une évolution des pratiques.Mais on ne constate pas une franche adhésion aux MAE**. Seules 10 % des surfaces sont engagées. Ce n’est peut-être pas la bonne approche”. Les GIEE ont l’avantage d’être “une démarche ascendante, partant de la base”. Le projet bénéficie d’une aide régionale de 34 000 e, sur un budget de 68 185 e. Ces fonds serviront surtout à financer l’ingéniérie et l’animation par les réseaux Cuma et Chambre d’agriculture.

Dynamisme

Parmi les pistes d’essais, encore à affiner : l’implantation de variétés moins sensibles aux maladies, la densité de semis, l’association d’espèces de graminées et de légumineuses, la réduction du travail du sol, la mise en place d’itinéraires culturaux adaptés au contexte local... “Il s’agit de retrouver du dynamisme en matière d’évolution de pratiques”, souligne François Beaupère, président de la Chambre d’agriculture. Quatre adhérents de la Cuma vont lancer des expérimentations sur de petites surfaces. “L’intérêt, c’est de progresser ensemble”, note Frédéric Heulin, agriculteur conventionnel, en sans labour. Le démarrage est prévu aux implantations de cultures d’automne. “Réaliser des essais du semis jusqu’à une récolte différenciée va être très intéressant”,  espère Maxime Lambert, agriculteur bio, également partant pour expérimenter sur ses terres.

S.H.
*Groupement d’intérêt économique et environnemental. **Mesures agri-environnementales.
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