Aller au contenu principal

cultures
Coups de tonnerre sur les céréales

Dimanche soir, 20 à 40 mm de pluie et de grêle ont fait des dégâts dans le Segréen.

Pascal Tourneux et Christophe Landron, éleveurs à Angrie, estiment la perte sur le maïs à au moins 50 %.
Pascal Tourneux et Christophe Landron, éleveurs à Angrie, estiment la perte sur le maïs à au moins 50 %.
© AA

Deux couloirs de grêle au sud et au nord de la Cornuaille, et jusqu'à la commune d'Angrie. “Des coups de mitraillette. Et puis des grêlons comme des œufs de pigeons”. Ainsi résument Pascal Tourneux et Christophe Landron l'épisode climatique qui s'est abattu sur le Segréen dimanche vers 18 heures. Quand enfin les éléments se calment, les deux agriculteurs d'Angrie, éleveurs de charolaises, dressent le constat : le maïs est mité de milliers d'impacts, en lambeaux, des pieds sont cassés nets. Le blé est battu, les grains sont par terre. “J'estime la perte sur le maïs à au moins 50 %. Sans savoir ce que va donner la suite”, calcule Pascal Tourneux. Pour l'éleveur, le compte est vite fait : “le triticale était destiné à l'auto consommation ; je vendrai moins de blé pour compenser”. Chez Christophe Landron, sur ce qui reste de maïs apparaît déjà la nécrose. La récolte de blé est perdue au moins de moitié. “Environ 10 000 euros de manque à gagner”, évalue l'éleveur qui envisage, “vu le prix de l'aliment”, réduire l'engraissement. Les deux éleveurs n'avaient pas souscrit d'assurance récolte, jugée trop onéreuse alors que la viande est en difficulté. Un nouveau coup dur puisque le recours aux calamités agricoles n'existe plus. Et la grêle n'entre pas dans le registre des catastrophes naturelles.
D'autres secteurs du Segréen ont également été touchés. “Un désastre”, commente Jean Maurice Dupont.  Sur son exploitation de la Cornuaille, “17 des 20 hectares de colza sont perdus. 13 hectares de féverole sont à terre à 80 %. Le maïs est effeuillé. Les fleurs étaient prêtes à sortir. Va t il féconder ?” Ses voisins font état ici de près de 40 ha de colza perdus jusqu'à 95 à 100 % (potentiel de 35 à 40 qtx /ha, de féverole avec une perte à 75 % ( potentiel de 50 qtx), de 40 hectares de maïs ensilage en début de floraison ou au stade 12 feuilles.        
“Il y a quelques années, on a choisi la sécurité en souscrivant une assurance récolte pour les cultures à risque”, indique Jean-Maurice Dupont qui s'interroge sur l'extension de cette couverture aux cultures de blé.  Une dépense que l'éleveur estime supportable “pour autant que l'on garde les aides de l'État” : le coût de l'assurance récolte revient à 30 euros/hectare, une fois ces aides perçues (55 à 60 euros) au moment du versement de la Pac.

M. L.-R.

ASSURANCE RÉCOLTE

L'indemnisation est calculée sur 75 % du rendement moyen quinquennal, une fois enlevées la meilleure et la moins bonne de ces cinq années.
Le montant est basé sur la cotation à partir du barème fixé par l'assurance. "Il faut tenir compte des prix sous contrats, sur justification", souhaite Jean-Maurice Dupont. Il cite l'exemple de la féverole, cotée, en 2013, entre 230 à 250 euros, et contractualisée à 360 euros.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois