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Crise porcine: la cotation reprend et termine en baisse, en dessous de 1,40 euro le kilo

© Terra

Après trois séances annulées, le marché du porc breton (MPB) a enfin tenu une séance le 18 août, malgré l'absence de Cooperl et Bigard-Socopa aux achats. Le cours moyen a baissé de 1,5 cent à 1,389 euro le kilo. Le catalogue présenté ce jour correspondait aux présentations prévues le 13 août: 49 389 porcs étaient inscrits à la vente, 33 641 porcs ont été vendus, 15 748 porcs n'ont pas trouvé preneur aux enchères. «Les transactions se sont déroulées avec tout de même un sentiment d'excès d'offre dans la mesure où Bigard, Socopa et Cooperl étaient toujours absents», constatent les analystes du MPB. «Nous n'acceptons pas cette baisse, mais nous avons l'intention d'attendre la prochaine cotation, jeudi, avant d'agir, a réagi le président de la FDSEA des Côtes d'Armor. «Il y a des entreprises qui sont capables de payer plus que ça. Il faut que ça remonte à 1,40€/kg», souhaite-t-il. D. Lucas attend également «que Cooperl retourne autour de la table de discussion». Il se dit prêt à «faire évoluer le fonctionnement du marché».

D'ailleurs, à l'issue de sa rencontre avec le ministre de l'Agriculture le 18 août, le président de la Cooperl Patrice Drillet s'est dit «satisfait d'avoir pu aller au fond de toutes les questions», et a estimé que S. Le Foll n'avait «fermé aucune porte». En premier lieu, il s'est dit satisfait d'entendre que «les questions de compétitivité seront à l'ordre du jour du conseil européen» des ministres de l'Agriculture, le 7 septembre. Il a également été rassuré par le discours du ministre sur les promotions, de l'étiquetage et la dynamisation de l'export. «Nous avons très peu parlé du cadran», assure-t-il. A ce sujet, le président de la Cooperl se dit prêt à entamer des discussions avec le président du marché du porc breton. Dans un communiqué du même jour, la Cooperl rappelle ses demandes pour la filière porcine: des mesures de dégagement du marché européen, l'étiquetage d'origine des viandes pour les produits transformés, un allègement sectoriel des «charges sur le travail», une compensation en France de «l'avantage fiscal que représente la TVA forfaitaire accordée aux producteurs allemands», et l'allègement de la réglementation française sur les installations classées (ICPE).

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