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Des chemins tout confort pour un pâturage tournant dynamique efficace

Le Gaec Duolait, à Challain-la-Potherie, a bétonné des chemins pour que les vaches puissent se rendre plus aisément dans les parcelles. Grâce à cela, les associés comptent bien améliorer l’efficacité de la consommation d’herbe.

Sur des chemins de 6 m de largeur, une bande de 1,40 m (au premier plan) est bétonnée pour le confort des vaches. Les engins peuvent circuler sur la partie empierrée. Les écoulements sont récupérés dans la fosse.
Sur des chemins de 6 m de largeur, une bande de 1,40 m (au premier plan) est bétonnée pour le confort des vaches. Les engins peuvent circuler sur la partie empierrée. Les écoulements sont récupérés dans la fosse.
© AA

Depuis quelques années, le Gaec Duolait s’est lancé dans le pâturage tournant dynamique, avec une trentaine d’îlots répartis autour de l’exploitation, et toute une organisation pour optimiser l’herbe. Tout cela est bien sur le papier, mais plus compliqué en pratique. Pour une rotation rapide, efficace, il faut que les animaux aient un accès facile aux parcelles.

Or, « dès que le temps devenait humide,  on rencontrait des problèmes d’accès au pâturage. Sur nos chemins, des petites pierres ressortaient toujours et nos vaches s’abîmaient les pattes », explique Alban David, un des associés. Malgré le parage systématique des vaches une fois par an, les vaches n’étaient pas à l’aise sur les chemins. De plus l’élevage a été frappé par la mortellaro, ou dermatite digitée des bovins. « Il y a deux ans, la moitié du troupeau était touchée », se souvient  Alban David.

Pour y mettre fin, les exploitants ont cherché une solution. Ils ont fini par bétonner 300 mètres de chemins à la sortie de la stabulation. Sur des chemins de 6 m de largeur, ils ont creusé, le long du bâtiment, une bande de 1,40 m, la largeur d’un godet de pelleteuse, sur environ 10 cm d’épaisseur et ont coulé le béton dedans. « Nous avons égalisé de manière assez brute, de façon à ce que les vaches ne glissent pas, car il y a de la pente », expliquent les associés. Sur le reste du chemin, toujours empierré, les engins peuvent passer sans problème. « Nous avons ainsi sécurisé la sortie des animaux et  conservé un passage pour les matériels », résume Alban David.
« On a fait un choix technique, pour le bien-être animal, avant de faire un choix économique », souligne-t-il. Et en matière  de bien-être, « il faut écouter les animaux, ce sont eux qui nous disent si l’on est dans le vrai ».


Un mois et demi de pâturage de gagné
Les vaches semblent plébisciter le bétonnage, puisqu’elles avancent toutes désormais de manière fluide et sans aucune appréhension pour se rendre au champ. Les éleveurs ont observé que lorsque le temps est plus sec, été comme hiver, elles se déplacent spontanément sur la partie empierrée.
Cet automne, le Gaec a déjà gagné 1 mois et demi de pâturage. « Avant, on arrêtait début novembre, et en 2020, on a fait pâturer jusqu’au 10 décembre », explique Alban David.
S.H

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