Aller au contenu principal

Gibier
Des dégâts récurrents aux cultures

La section dégâts de gibier a invité le président de la Fédération des chasseurs, pour faire le point sur les dossiers en cours.

Le président de la fédération de chasse a rencontré les membres de la section dégats de gibier de la FDSEA 49.
Le président de la fédération de chasse a rencontré les membres de la section dégats de gibier de la FDSEA 49.
© AA

àl’invitation de la section dégâts de gibier de la FDSEA, édouard-Alain Bidault, président de la fédération des chasseurs de Maine-et-Loire, est venu faire le bilan de la saison de chasse, mais surtout entendre les revendications des agriculteurs sur les dégâts occasionnés par le gibier sur les cultures.

Tout d’abord, un point a été fait sur les nouvelles règles d’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier mis en place le 1er janvier 2014. Les principaux changements concernent le déclenchement de l’indemnisation des dégâts à partir d’un seuil de 3 % des surfaces culturales détruites (ou du nombre de plants) ou de 230 6 de dégâts pour une parcelle culturale, et 100 6 pour une prairie ; au lieu du seuil de 76 6 actuellement défini pour l’exploitation. Et attention, si le seuil de dégâts n’est pas atteint, la facture des frais d’expertise sera envoyée à l’agriculteur.

Mais pour Jacky Terrien, responsable de la section : “le plus important pour nous, ce ne sont pas les indemnités, c’est qu’il n’y ait pas de dégâts dans nos parcelles.”

Les sangliers, problème numéro un

Les dégâts aux cultures à cause du sanglier arrive toujours en tête des préoccupations des agriculteurs. Sur le plan départemental, les populations semblent se stabiliser avec, comme l’an dernier, près de 2 900 sangliers tués depuis l’ouverture de la chasse. Le Segréen et le Baugeois sont toujours les secteurs où les dégâts sont les plus nombreux.

Le président de la fédération a réitéré devant les agriculteurs sa volonté de faire baisser la population de sangliers dans le Maine-et-Loire : “Depuis plusieurs années, je donne comme consignes à mes chasseurs de prélever un maximum de bêtes, mais je ne suis pas derrière chaque chasseur”. Les problèmes interviennent dans les territoires peu ou mal chassés, qui sont des refuges pour les sangliers qui causent des dégâts importants aux cultures et prairies.

Autre espèce qui tend à se développer dans le Maine-et-Loire : les cervidés. Ils se sont installés dans certains secteurs, notamment autour de Montreuil-Bellay, déplacés par les travaux du Center Parc en construction à proximité dans la Vienne. “Un troupeau de 35 biches a été récemment vu. Il faut mettre les moyens pour stopper cette population rapidement” a demandé Christian Butet, agriculteur à Epieds et directement concerné par les dégâts occasionnés. Là aussi, le message semble être passé auprès du président des chasseurs qui a donné des consignes en ce sens.

Et la liste des animaux causant des soucis à l’agriculture est malheureusement longue : tel que le blaireau, difficilement chassable, qui semble proliférer et causer de plus en plus de dégâts ; dans certains secteurs, ce sont les corbeaux ; dans d’autres comme la Vallée, ce sont les pigeons avec pour conséquences une baisse de l’assolement en pois et tournesol.

édouard-Alain Bidault a également insisté sur l’importance de clôturer les cultures à haute valeur ajoutée, clôtures qui sont désormais à la charge des agriculteurs. Même si les clôtures ont pour conséquence de renvoyer le problème chez le voisin.

Face à tous ces problèmes, les solutions sont souvent dans les liens qui doivent se tisser localement entre agriculteurs, chasseurs et propriétaires. Car dans certains secteurs cela se passe bien et la régulation des espèces profitent à tous, agriculteurs et chasseurs.

Damien Boussiron
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Cinq nouveaux membres intègrent le Bureau de la FDSEA pour cette nouvelle mandature.
Un nouveau Bureau à la FDSEA

Emmanuel Lachaize a été reconduit à la présidence pour un mandat de trois ans. Avec comme priorités affichées la proximité du…

Les Jeunes Agriculteurs ont présenté leur nouveau Conseil d'administration.
Une AG entre engagement syndical et enjeux d'avenir
Jeudi 5 février, les Jeunes agriculteurs de Maine-et-Loire se sont réunis en assemblée générale au campus de Pouillé. Un temps…
Sur le pont de la Loire, une centaine de tracteurs et 170 adhérents de la FDSEA et de JA49 ont bloqué la circulation pendant plusieurs heures, mardi 3 mars.
"Nous sommes capables de bloquer tous les ponts de la Loire"

Les syndicats FDSEA et JA 49 ont bloqué le pont de la Loire pendant plusieurs heures mardi 3 mars. Le temps nécessaire au…

Olivier Brault, président des caves de la Loire et Etienne Goulet, directeur du pôle Val de Loire de l'IFV, qui a présenté le travail de l'institut sur l'encépagement de demain. 
Dans un contexte perturbé, les Caves de la Loire résistent
La coopérative Caves de la Loire, du groupe Loire Propriétés, tenait son assemblée générale jeudi 12 février au Cinéville des…
Sylvie Dieterlen, Denis Asseray, Florent Villepellé et Pierre Uzureau ont visité le local technique abritant la chaudière bois du réseau de chaleur de l'Ehpad.
À Saint-Georges-sur-Loire, du bois local pour chauffer l'Ehpad
Depuis juillet dernier, la société coopérative d'intérêt collectif Maine-et-Loire bois énergie alimente en plaquettes bois le…
En Rouge de l'Ouest, le Gaec Charbonnier (Montilliers) remporte le 1er prix de section en antenais.
En l'absence de bovins, le Maine-et-Loire expose ses autres atouts

Dans une édition privée de ses bovins, le salon de l'agriculture 2026 a fait la part belle aux autres espèces animales, et aux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois