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Organisation
Echanges Nord-Sud : la famille Afdi réunie

Pour son assemblée générale, l’Afdi 49 présentait un bilan d’activité relativement chargé, le 5 juin à Angers

Aux côtés du président Marc Colas, Philippe Somé et trois producteurs du Burkina Faso ont présenté leurs expériences d’organisations collectives plus ou moins couronnées de succès.
Aux côtés du président Marc Colas, Philippe Somé et trois producteurs du Burkina Faso ont présenté leurs expériences d’organisations collectives plus ou moins couronnées de succès.
© AA

L’émergence de projets collectifs. Marc Colas, président de l’Afdi* 49, a rappelé en ouverture de l’assemblée générale de l’association, le 5 juin à Angers, ce sur quoi se concentrent les actions de l’Afdi, par exemple avec l’accueil régulier d’animateurs en provenance du Burkina Faso. Il n’y en aura pas cette année, “mais l’activité reprendra l’année prochaine”, rassure le président.

En cette année internationale de l’agriculture familiale, le réseau des Afdi s’intéresse particulièrement au sujet, comme l’illustrent ses rencontres internationales (en novembre dernier) dont le but était de débattre du rôle de l’agriculture familiale pour relever les défis économiques, écologiques et sociaux à l’échelle mondiale.

Mais l’Afdi n’a pas attendu que l’Organisation des Nations Unies en fasse le thème de l’année pour s’intéresser à l’agriculture familiale. Philippe Somé, animateur de la FepaB**, un des partenaires de l’Afdi régionale au Burkina Faso, rappelle que “mettre en place un dispositif de conseil agricole aux exploitations familiales” est l’un des axes de travail de sa fédération. “Nous avons aussi une dynamique jeunes, poursuit l’animateur. C’est un programme pour favoriser l’installation des jeunes en agriculture” et les inciter à prendre des responsabilités.

Des besoins en conseil et formation

C’était d’ailleurs à ce propos que quatre jeunes agriculteurs de la région s’étaient rendus au Burkina en décembre, pour un échange qui se poursuivait début juin, avec la venue en France de trois jeunes producteurs originaires de différentes régions du Burkina Faso. Bénédicte Lebouc, agricultrice à Auverse, qui faisait partie du voyage, précise : “Nous avons vu qu’il y a des groupes de jeunes qui existent et qu’il faut conforter. Nous avons aussi vu qu’ils ont d’autres besoins”, tels que du conseil, de la formation ou des outils pour mieux valoriser les initiatives des leaders de groupes.

Un nouveau
programme en Tunisie

L’assemblée générale a aussi été l’occasion pour les responsables de présenter, ou rappeler, l’action de l’Afdi des Pays de La Loire qui s’intéresse au territoire du gouvernorat de Gafsa, en Tunisie, suite à l’appel du Conseil régional. Comme dans le cas du Burkina, l’un des volets du projet se concentre sur l’organisation collective des agriculteurs, notamment des jeunes. Dans cette région où la richesse générée des mines de phosphore ne profite pas au territoire, le chômage touche 25 % des jeunes, dont beaucoup de diplômés. À la recherche de solutions, ces derniers pensent à retourner vers l’agriculture et cherchent à comprendre ce qui anime les agriculteurs français et comment ils sont organisés.

Car, comme le soulignait un des participants à l’adresse des intervenants burkinabé, le développement passe aussi par un travail sur le plan politique, car “vous pouvez toujours améliorer sur le plan technique vos entreprises familiales, cela ne sert à rien si rien ne freine les produits d’importation qui seront toujours moins chers”.


Ronan Lombard
*Agriculteurs français développement international. ** Fédération des professionnels agricoles du Burkina.
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