Aller au contenu principal

Ecouter le brâme du cerf à la nuit tombante, à Valanjou

Freddy Jacquet et Emilie Gaschet élèvent des biches à Valanjou et aiment à faire partager leur passion pour les cervidés lors de veillées “Brame du cerf”.

Pas de bagarre : si, dans la nature, les cerfs s’affrontent lors de la période de brâme, à la Fardellière les trois reproducteurs sont séparés : chaque cerf a sa harde de biches attitrée.
Pas de bagarre : si, dans la nature, les cerfs s’affrontent lors de la période de brâme, à la Fardellière les trois reproducteurs sont séparés : chaque cerf a sa harde de biches attitrée.
© Les Cerfs de la Fardellière

Se balader dans la nature, assister à la parade amoureuse du cerf, déguster les produits de la ferme et autres douceurs de saison, dans une ambiance de guinguette. C’est ce que propose l’exploitation les Cerfs de la Fardellière, à Valanjou. Une veillée qui est l’occasion d’en savoir plus sur la vie du cerf et de découvrir cette production qui sort des sentiers battus.
« La base de la vie d’un cerf, ce sont les bois, rappelle en préambule Freddy Jacquet, installé devant une belle collection de trophées. Les cerfs perdent leurs bois tous les ans, à la mi-mars, et ceux-ci repoussent en 120 jours, de mi-mars à mi-
juillet ». Une fois ces bois reformés, les mâles se les affûtent contre les arbres, les grillages, et sur le sol... Ils préparent ainsi la période du brâme, qui va durer un mois. Pendant ce temps, les mâles se consacrent uniquement à leur rôle reproducteur, à tel point qu’ils en négligent de se nourrir : « ils vont perdre jusqu’à un tiers de leur poids total, car ils passent leur temps à s’occuper de la harde », poursuit Freddy Jacquet.


Abattage, découpe, transformation sur place

Les cerfs et les biches, il y en a depuis 25 ans à La Fardellière, où Freddy Jacquet s’est installé comme agriculteur en 2012, avant que sa femme Emilie s’installe à son tour, en 2017. La découpe, mais également l’abattage, sont réalisés sur place : « c’est beaucoup moins de stress pour les animaux », apprécie l’éleveur. Dans une vaste salle de restauration, les éleveurs organisent des repas toute l’année : « nous proposons une cuisine simple, avec des produits locaux et fermiers uniquement », explique Émilie Gaschet.

Venir caresser les faons au printemps

Le cheptel se compose aujourd’hui de 70 biches et 3 cerfs reproducteurs.
La biche porte son petit pendant 8 mois et demi. C’est ainsi que chaque printemps, naissent, à la Fardellière, 70 animaux. C’est la période dite de faonnage. à cette occasion, chaque année, des journées découverte sont organisées pour admirer et caresser les faons et leur pelage à pois.


Marchés fermiers les deux week-ends  avant  Noël

Désireux de faire partager leur passion pour les animaux, Freddy et Emilie ouvrent fréquemment les portes de leur ferme. Ils ont ainsi créé en 2015 un marché fermier et local lors des portes ouvertes. Celles-ci auront lieu cette année les 14, 15, 21 et 22 décembre, avec beaucoup d’animations pour les grands et les petits. Le couple a mis en place également, depuis début 2019, des visites à la ferme les mardis des vacances scolaires. « Ces animations, c’est vraiment une carte de visite pour la ferme », estime émilie Gaschet, graphiste de formation. 
Le couple projette aussi, à l’avenir, de développer un parcours nature, et de lancer la conversion bio de l’exploitation et la vente de colis de cochon, toujours à la ferme.
S.H.

L’EARL Jacquet


- Deux associés : Freddy Jacquet et Emilie Gaschet
- 80 ha (dont 40 ha de parc grillagé pour les cerfs)
- 30 vaches charolaises
- 80 truies en naisseur
- 70 biches et 3 cerfs
-Membre de Bienvenue à la Ferme.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois