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Sanitaire 
FCO - MHE : ils vaccinent pour protéger leur troupeau bovin

Face aux lourdes conséquences des maladies vectorielles sur les troupeaux touchés, beaucoup d'éleveurs font le choix de vacciner ou revacciner leurs animaux, une stratégie vivement conseillée par le ministère. 

Céline Douaneau, éleveuse de charolaises à Baugé-en-Anjou (Clefs) : "Étant donné les répercussions sur l'élevage, je ne me pose même pas la question de vacciner, c'est plus que nécessaire"

"J'ai un troupeau de 80 mères charolaises, "normalement". Car comme le troupeau a été touché en 2024 à la fois par la MHE et la FCO,  j'ai subi et je subis encore, de grosses répercussions sur la reproduction, mais pas que ! Les vaches et les  veaux sont plus fragiles, leur système immunitaire est fragilisé. Ma période de vêlages est de juillet à août, et cet été, il n'y a eu que 62 vêlages. Sur ce nombre, j'ai perdu 5 veaux pour malformation. Avec le prix des broutards vendus actuellement, la perte financière n'est pas comparable au prix d'une vaccination.

J'avais tenté de remettre à la reproduction certaines vaches à haut potentiel génétique qui avaient avorté à cause de la MHE. J'en avais gardé ainsi 8, mais aucune n'a rempli ! Malgré de nombreux essais. Quant au troupeau de génisses de deux ans pour la mise à la repro, c'est aussi la catastrophe puisque sur 14 bêtes, seules 2 sont pleines car elles avaient été très impactées par la MHE. Sur un lot de 33, je ne pouvais en garder que 14 car les autres avaient arrêté leur développement. À la prochaine période de vêlages l'été prochain, je ne devrais pas avoir plus que 60 naissances.

Par ailleurs, j'ai dû faire amputer des onglons deux vaches qui avaient des panaris, impossible de les soigner malgré la détermination de mon vétérinaire et de moi-même, nous n'avions plus le choix que de les amputer.

Pour la vaccination, je ne me pose même pas la question, étant donné les énormes répercussions sur l'élevage, c'est plus que nécessaire. J'ai vacciné contre la FCO3, la première fois en décembre 2024, puis un rappel en janvier 2025, j'ai fait une 3ème injection en  septembre 2025 car mes vaches restent dehors. Je ferai de nouveau la vaccination FCO 3 et 8 en février-mars, avant la mise à l'herbe, suite aux conseils de mon vétérinaire et du GDS."

 

Samuel Ricou, éleveur de prim'holstein à Bécon-les-Granits : "Nous allons mettre en place la vaccination pour 200 bovins"

"Avec mes associés, nous n'avions pas vacciné le troupeau de 100 vaches laitières, pensant passer au travers de la maladie. Mais début décembre, nous avons eu deux animaux positifs à la FCO3, avec des symptômes (baisse de production et de rumination). Il s'agit des deux meilleures productrices du troupeau, fortement sollicitées, elles sont aussi les plus faibles en cas de passage de maladie. Nous avons donc décidé de mettre en place la vaccination contre la FCO pour tous les bovins, à partir de l'âge de 8 mois. Cela concernera environ 200 bovins ce printemps. Aujourd'hui, nous avons peur de l'arrivée de la DNC dans notre région."

 

Maxime Guillon, éleveur laitier à Mauges-sur-Loire (La Pommeraye) : "Vacciner pour ne pas revivre deux fois les conséquences de la maladie"

"Suite au passage de la MHE dans notre troupeau de 100 VL en septembre 2024, avec des symptômes et la perte de deux vaches, pour lesquelles nous avons été indemnisés, nous avions procédé à la vaccination contre la MHE ce printemps afin de ne pas revivre deux fois les conséquences sanitaires de cette maladie. Des génisses ont néanmoins ont des difficultés à remplir. La MHE n'a pas réapparu dans le département cette année, en revanche, nous avons constaté un passage de la FCO durant l'été dans notre troupeau avec des animaux testés positifs, mais sans symptôme. Ce printemps, nous allons faire vacciner l'ensemble des animaux contre la FCO3.

Concernant la DNC, la surveillance est activée par les services vétérinaires. Mais c'est à chaque éleveur de bien suivre les consignes pour protéger son troupeau. Le temps froid devrait ralentir la propagation des maladies vectorielles".

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