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FCO
FCO : un bilan réel indispensable

La Fièvre catarrhale concerne aujourd’hui la totalité du territoire français. La FDSEA s’interroge sur les impacts.

La vaccination est devenue obligatoire en 2009 et va générer des coûts importants pour les éleveurs.
La vaccination est devenue obligatoire en 2009 et va générer des coûts importants pour les éleveurs.
© AA

La Fièvre catarrhale, cette nouvelle maladie venue d’Europe du nord, arrivée durant l’été 2006 au Pays-Bas et qui s’est rapidement étendue à presque toute l’Europe, concerne aujourd’hui la totalité du territoire français. Quel impact a la FCO sur les cheptels et surtout sur les résultats économiques des exploitations ? Telle est l’interrogation des responsables de la FDSEA, suite aux échos remontés des réunions syndicales locales qui laissent à penser que les conséquences de cette maladie sont sous-estimées par les autorités sanitaires.

Interrogations du terrain
Le ministère de l’Agriculture a rendu la vaccination obligatoire cette année pour les deux sérotypes actifs en France actuel-lement. Cette vaccination doit être réalisée dans le cadre de la campagne de prophylaxie avant le 30 avril et génère des coûts importants. De plus, en 2009, le ministère vient d’annoncer la suppression des indemnisations “mortalité”. Au-delà de ces mesures sanitaires, les responsables professionnels attendent des réponses aux interrogations du terrain et souhaitent que l’État prenne ses responsabilités. Les bilans officiels ont beau faire état de pertes faibles en mortalité, mesurent-ils les autres pertes, arrêts de gestation dans les premières semaines, avortements, stérilités… qui semblent être les effets secondaires les plus marquants dans les troupeaux concernés ? Alain Cholet, président de la FDL, a rappelé au conseil de la FDSEA « que lors d’un comité FCO, il avait été demandé, tant par les représentants de la Chambre d’agriculture que de la FDSEA, qu’un suivi précis et un premier bilan soient réalisés et restitués ». Quelles conséquences directes et indirectes la maladie a-t-elle sur les animaux ?Il est donc temps d’obtenir un rendu des premières observations et d’en tirer les premières conclusions. « La situation de l’élevage, tant ovin que bovin, est suffisamment préoccupante pour que les effets de cette maladie soient maîtrisés au mieux », a-t-il conclu.

S.D.

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