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Fermes Déphy Ecophyto : des agriculteurs engagés témoignent

Le rapport du député Dominique Potier vise à réduire de 50 % l’usage des pesticides d’ici 2025. Parmi les moyens, un déploiement du dispositif Déphy. Des agriculteurs déjà impliqués témoignent, à la conférence Ecophyto organisée le 15 janvier, au Sival d'Angers.

Bernard Bouchereau, maraîcher en réseau de fermes Déphy Ecophyto ; Dominique Potier, député, président du comité consultatif de gouvernance du plan Ecophyto ; Jeannick Cantin, élu de la Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire, le 15 janvier à Angers.
Bernard Bouchereau, maraîcher en réseau de fermes Déphy Ecophyto ; Dominique Potier, député, président du comité consultatif de gouvernance du plan Ecophyto ; Jeannick Cantin, élu de la Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire, le 15 janvier à Angers.
© AA

En Maine-et-Loire, l’EARL Bouchereau (7,5 ha de légumes divers, dont 1 ha sous abri), est engagée dans la démarche depuis 2012. « Nous vendons toute notre production en circuit court à la ferme, en Amap et sur des marchés. La clientèle nous demande une traçabilité des pesticides employés », explique Bernard Bouchereau.

Les résultats les plus significatifs ont été obtenus sur le choux. Le programme de désherbage initial, c’était un passage d’herbicide, deux binages et un désherbage manuel. Aujourd'hui, « nous faisons trois faux-semis, trois binages et deux passages de herse étrille. Ceci représente beaucoup plus de temps de travail, un fort investissement personnel. Mais, face à notre clientèle, nous avons une vraie force de vente », apprécie le maraîcher.

En viticulture, Jean-Yves Bretaudeau, installé dans le vignoble du Muscadet, à Tillières, fait lui aussi partie d’un groupe Déphy. Il agit à plusieurs niveaux : il a réduit ses doses grâce au logiciel Optidose, « bien efficace sur le mildiou », il a changé son pulvérisateur, mal adapté, pour une pulvérisation “face par face”. Et, depuis l’an dernier, il expérimente la confusion sexuelle pour lutter contre deux espèces de vers de la grappe, eudémis et cochylis.

 


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