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Geiq Agriqualif : 345 salariés qualifiés formés en 10 ans

Le Groupement d'employeurs pour l'insertion et la qualification (Geiq) Agriqualif Pays-de-la-Loire fêtera ses 10 ans le jeudi 5 décembre. Retour sur une aventure collective portée par les entreprises agricoles.

La structure a vécu un tournant important lorsqu'elle s'est ouverte à l'arboriculture et à la viticulture.
La structure a vécu un tournant important lorsqu'elle s'est ouverte à l'arboriculture et à la viticulture.
© AA

Il y a aujourd'hui une douzaine de Geiq agricoles en France, des groupements qui se sont  développés ces dernières années. Le Geiq Agriqualif Pays-de-la-Loire, créé en 2009 à l'initiative de chefs d'enteprises angevines du secteur agricole, en fait partie : il forme aujourd'hui une soixantaine de salariés chaque année. Sa mission ? Mettre à disposition des salariés à temps plein ou temps partagé avec un parcours de formation individualisé et adapté à l'entreprise.
Comment a émergé le Geiq ? L'impulsion est venue d'une « combinaison de volontés des pouvoirs publics mais aussi et surtout de personnes qui ont décidé de creuser l'idée », explique Benoît Aupecle, directeur du Geiq depuis ses prémices. L'Adefa, la Chambre d'agriculture et la FDSEA ont été porteurs de ce projet.


Un pari porté par une poignée d'entreprises
Le démarrage du Geiq reposait sur un « pari », se souvient Benoît Aupecle : « il n'y avait pas d'enthousiasme très fort. Le projet s'est fait autour d'un petit noyau d'entreprises qui voulaient y aller ». La structure Geiq a été montée avec 9 administrateurs. Des entreprises à l'époque à forte coloration végétale, évoluant dans les domaines de l'horticulture et du maraîchage essentiellement.

Le groupement a beaucoup évolué dans sa composition, épousant les aléas conjoncturels. Il a été composé au départ de près 60 % d'employeurs en horticulture : « c'est l'horticulture qui a lancé les choses », souligne le directeur. Puis la crise qui a touché ce secteur a fait disparaître les entreprises horticoles du Geiq.
La structure a vécu un tournant important lorsqu'elle s'est ouverte aux employeurs en arboriculture et viticulture. Des formations spécifiques ont été lancées dans ces domaines de production, en 2013 : agent arboricole et agent viticole.
« Ces formations sont pilotées par les professionnels du Syndicat des producteurs de fruits et de la Fédération viticole, qui donnent les orientations, souligne Benoît Aupecle. En cela, le Geiq est bien un outil au service des entreprises ».

Quand le Geiq fait des petits...
A partir de 2014, le Geiq est entré dans une logique d'essaimage. Géographiquement, il s'est étendu à deux autres départements : la Sarthe, où les arboriculteurs étaient demandeurs et où une antenne a été ouverte. La Loire-Atlantique, à l'initiative cette fois du secteur maraîcher, sur l'impulsion de la Chambre d'agriculture et des  Maraîchers nantais. Une antenne y a vu le jour en 2016, avec à la clé deux formations, de serriste et tractoriste.


Domaines végétal et animal
A côté du végétal, le Geiq s'est aussi étendu au domaine des productions animales. Il y avait en la matière une offre de formations initiales riche, mais une offre en alternance pour les publics adultes plus limitée. C'est dans ce contexte qu'Agrilia, le service formation de la Chambre d'agriculture, et le Geiq ont lancé la Sil (Spécialisation d'initiative locale) Lait, équivalent du CQP aujourd'hui (Certificat de qualification professionnelle). Les exploitations d'élevage ont adhéré au Geiq, à tel point qu'aujourd'hui, le secteur (bovins, porc, volaille) représente 30 % de l'activité du groupement.

S.H.

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