Aller au contenu principal

Hausse des charges, baisse des prix et des aides : les difficultés s’accumulent

Les éleveurs subissent une baisse continue du prix d’achat de la viande.

© AA

«On subit une baisse continue à l’achat alors que le prix de vente en grande surface ne fléchit jamais. » Installé seul depuis 2009 sur l’exploitation familiale en viande bovine, Hugues Lemesle constate, chaque année une dégradation de ses revenus. « Au premier semestre 2014, le prix au kg de carcasse des vaches de réforme était de 4,59 euros. Un an plus tard, il a perdu 13 centimes. Cela ne paraît pas énorme, mais ça représente plus de 1 200 euros perdus à l’année. C’est le cas sur mes limousines mais cela peut être encore plus marquant pour d’autres agriculteurs, notamment éleveurs de charolaises, constate l’exploitant de La Pouëze. Il faudrait atteindre les 5 euros/kg en permanence pour pouvoir bénéficier d’un revenu convenable par rapport à des coûts (intrants, concentrés) et une charge de travail toujours très importante. »

Actions syndicales Suite aux actions de mai devant les abattoirs, une réunion de crise s’était tenue avec le ministre de l’Agriculture. Il appelait à « un sursaut de la filière » pointant la situation de crise des éleveurs. Un délai maximum d’un mois était donné pour mettre en œuvre des solutions. Ce délai arrive à échéance et une nouvelle réunion se tiendra la semaine prochaine. Considérant que les résultats ne sont, hélas, pas au rendez-vous, la FNB, la FNSEA et les JA lancent des actions dès dimanche soir. Plusieurs abattoirs devraient être bloqués en Pays-de-la-Loire. Des précisions seront données ultérieurement par le réseau syndical.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois