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Alimentation
"Il ne faut pas diaboliser la consommation de viande"

Le député de la 7ème circonscription de Maine-et-Loire Philippe Bolo  a présenté les conclusions du rapport sur les protéines et l'alimentation.

Philippe Bolo, député de la 7e circonscription de Maine-et-Loire.
Philippe Bolo, député de la 7e circonscription de Maine-et-Loire.
© Assemblée nationale

Saisi en octobre 2023 par la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a désigné deux rapporteurs, le sénateur Arnaud Bazin et le député Philippe Bolo, pour se pencher sur la question de la diversification des apports en protéines dans l'alimentation. Ils ont présenté les conclusions de leur rapport mercredi 11 juin.

Consommation de protéines animales

Rappelant en préambule que les "les Français consomment en moyenne presque le double des apports protéiques recommandés, avec une préférence marquée pour les protéines animales (2/3) par rapport aux végétales (1/3), alors que les experts recommandent un équilibre 50/50" , le rapport souligne la "progression de la pratique végétarienne ou flexitarienne, surtout chez les jeunes". Il souligne les trois grands enjeux de la production et de la consommation de protéines: la santé liée aux modes d'alimentation, l'impact environnemental des modes de production des protéines, et l'innovation technologique dans le secteur des protéines (fermentation de précision, culture cellulaire, etc.). Concernant l'élevage, le rapport indique "son impact significatif sur les émissions de gaz à effet de serre" mais également "son rôle dans la biodiversité et le stockage de carbone". Et il s'interroge sur les meilleurs mode de production des protéines au regard de l'enjeu environnemental.

Dix recommandations

Le rapport inclut dix recommandations : affiner les outils d'évaluation environnementale des aliments consommés, fixer un objectif d'autonomie protéique de l'élevage européen, encourager la production de légumineuses, soutenir les protéines alternatives et les innovations technologiques (fermentation de précision et culture cellulaire), préserver la filière insectes, mieux communiquer sur les protéines, soutenir les offres alimentaires diversifiées, et ne pas diaboliser la consommation de viande.

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