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Prim'holstein 
Jean-Louis Hamard, éleveur et fromager passionné

De la sélection génétique et l'alimentation des vaches à la transformation et vente des fromages, en passant par la communication grand public, Jean-Louis Hamard a le goût de bien faire. 

"Je suis convaincu que si le travail est bien fait en élevage, il n'y a pas de raison pour que les fromages ne soient pas bien aussi !", s'enthousiasme Jean-Louis Hamard. L'éleveur laitier de 46 ans est l'un des associés du Gaec de la Croix Brillet. Depuis 2022, cet élevage bio d'Ombrée d'Anjou (Saint Michel et Chanveaux) transforme en fromages une grosse moitié de sa production laitière, sous la marque La ferme des P'tits Brillets. Les produits sont vendus en grande surface, chez des grossistes et en restauration collective. "La transformation, c'est une super belle aventure, témoigne l'agriculteur.Transformer et vendre nos propres produits nous donne la sensation de maîtriser un peu plus la commercialisation et les prix. Mais on se rajoute des métiers !"

Des carrières à plus de 100 000 kg de lait

A côté de transformateur, commercial, communiquant, le premier métier de Jean-Louis Hamard, c'est d'abord et avant tout l'élevage, et tout particulièrement les volets génétique et alimentation. Sélectionner des vaches qui vont concilier production soutenue, taux, longévité est son objectif premier. Grâce à "un système alimentaire super bien maîtrisé, on atteint 10 500 l de lait par vache, à 34,5 % de TP et 43 % de TB, alors que l'on nous prédisait 6 500 à 7 000 l lorsque nous sommes passés en bio il y a dix ans". Plusieurs vaches de l'élevage ont été primées pour leur niveau de production et leur longévité, comme Because, qui a fait 129 771 kg de lait dans sa carrière, ou Igamone (104 101), actuellement en 10e lactation... Autre détail important : pour produire du lait adapté à la transformation fromagère, Jean-Louis Hamard travaille avec un maximum de taureaux porteurs des gènes A2A2 (la bétacaséine, qui améliore la digestibilité du lait) et BB (la kappa-caséine, qui favorise la coagulation du lait).

Ration équilibrée et bien valorisée

"L'alimentation, c'est la clé de la réussite", souligne l'éleveur, ancien contrôleur laitier. En la matière, il ne laisse rien au hasard et surveille en permanence l'équilibre de la ration. La base ? Le foin, séché dans le séchoir en grange, puis complété avec de l'enrubannage et de l'ensilage d'herbe si besoin, des céréales, de la féverole, un peu de soja et du maïs grain humide, riche en énergie. "La ration à l'auge est très bien valorisée, souligne-t-il. On le constate dans les bouses, où l'on a mesuré qu'il ne reste que 6,5 % de résidus". 

Les vaches pâturent presque toute l'année, sur des surfaces rendues accessibles par des chemins en béton : "on a bétonné 2,5 km d'accès aux pâtures, parce qu'avec la transformation, il est important d'avoir des mamelles propres". 

Dans le réseau Invitation à la ferme

L'éleveur-transformateur veille aussi au développement de la partie fromagère et commerciale, avec l'aide précieuse du réseau bio Invitation à la Ferme, auquel l'exploitation adhère. "Une qualiticienne du réseau nous suit et nous aide, indique Jean-Louis Hamard. Et les échanges entre les 40 fermes du réseau sont très riches".

Inscrites dans le cahier des charges d'Invitation à la ferme, les séances de "traite ouverte" sont un bon moyen de "communiquer sur notre façon de travailler", apprécie l'éleveur. Au Gaec de la Croix Brillet, la traite ouverte, c'est chaque premier mercredi du mois. La ferme reçoit aussi très régulièrement des écoles. 

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